étau
- nature
- nom masculin
- diction
- [eto] · 2 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 5 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
figuré Ce qui fait pression sur.
- Bien qu’il eût négligé les étriers, le grand corps du saïs ne descendit pas d’un pouce, tenu aux flancs du cheval par l’étau des jambes et des genoux. Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967
-
figuré Sentiment d’être pris comme dans un étau.
- Tu te sens prise au piège. L'étau ne se referme pas sur toi, mais en toi. Toute la poitrine se compresse. Anaïs Barbeau-Lavalette, La femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, page 332
2 emplois spécialisés
- Art Instrument dont se servent les ouvriers pour tenir fermes et serrés les objets qu’ils travaillent, et qui est formé de deux pièces métalliques, appelées mâchoires serrées par une vis horizontale. Suivant la destination, la coupe des mâchoires est différente et pour les menuisiers, il existe aussi des étaux en bois fixés contre un des pieds support de l'établi. Certains types (étaux de machine) sont conçus pour servir de porte-pièces dans des machines d'usinage.
- Construction Désigne divers instruments à mâchoires, ou mors, dont le serrage permet de maintenir fermement des pièces à usiner ou à former, surtout en menuiserie, en serrurerie et en plomberie.
Origine du mot
Picard, etau, souche morte et coupée à quelque distance de la terre ; lorrain, eitauque, étau. Comme tout historique manque, on peut admettre que étau est pour estal (voy. ÉTAL), et signifie, étymologiquement, la chose dressée, ou qu'il se rapporte à l'ancien flamand stael, fût. Mais le picard etau semble se rapporter à estoc, et le lorrain eitauque s'y rapporte encore plus visiblement, de sorte que l'étau serait proprement le bâton, la tige (estoc ; allem. Stock), où l'on serre, Schraub-stock des Allemands. Tel est l'avis de Diez, qui paraît tout à fait fondé. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ÉTAU s. m. (é-to)
Instrument au moyen duquel les serruriers, les forgerons, etc. établissent et fixent les pièces auxquelles ils travaillent : les étaux sont formés de deux mâchoires qu'on serre par une vis. encore relevé aujourd’hui
Étau à main, petit étau qu'on tient à la main.
Fig. Être pris, serré comme dans un étau, et, simplement, être dans un étau, être très étroitement serré.
Étymologie
Picard, etau, souche morte et coupée à quelque distance de la terre ; lorrain, eitauque, étau. Comme tout historique manque, on peut admettre que étau est pour estal (voy. ÉTAL), et signifie, étymologiquement, la chose dressée, ou qu'il se rapporte à l'ancien flamand stael, fût. Mais le picard etau semble se rapporter à estoc, et le lorrain eitauque s'y rapporte encore plus visiblement, de sorte que l'étau serait proprement le bâton, la tige (estoc ; allem. Stock), où l'on serre, Schraub-stock des Allemands. Tel est l'avis de Diez, qui paraît tout à fait fondé.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
instrument porte-pièce sentiment
Terme spécifique
Dérivés
étau à main étau limeur être pris en étau pince étau
Domaine
arts mécanique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « étau » du Wiktionnaire.