Chrétien d’Égypte et d’Éthiopie, généralement de confession monophysite.
Pourrai-je en interrogeant les coptes apercevoir dans leurs âmes au confluent des deux âges, des deux civilisations, les dernières eaux du Nil sur le débordement du Jourdain ?Barrès, Mes cahiers, t. 6, 1907-08
Langue éteinte qui était parlée en Égypte.
Le copte est l'idiome de transition qui s'est parlé en Égypte depuis l'introduction du christianisme, qui est éteint maintenant, et qui a les plus grandes ressemblances avec l'ancien égyptien. C'est cette ressemblance qui a permis de pénétrer dans l'interprétation des textes hiéroglyphiques.
Adjectif
1
1 emploi spécialisé
Religion
Relatif aux chrétiens d’Égypte et d’Éthiopie ou à leur Église.
Les murs étaient recouverts d’étoffes claires sur lesquelles se superposaient çà et là des morceaux de broderies coptes, aux dessins délicats et vifs.Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931)
Formes fléchies
5
Première personne du singulier de l’indicatif présent de copter.
Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de copter.
Première personne du singulier du subjonctif présent de copter.
Troisième personne du singulier du subjonctif présent de copter.
Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe copter.
Origine du mot
Cofte (« chrétien d’Égypte »), (1690) cophte, de l’arabe قفط, qufṭ ou قبط, qubṭ, pluriel aqbāṭ, nom donné par les Arabes depuis la conquête de l’Égypte en 641, aux Égyptiens, puis aux seuls chrétiens d’Égypte ; l’arabe provient du copte gyptios et, plus avant, du grec ancien Αἴγυπτος, Aígyptos (« égyptien »).
Nom des chrétiens d'Égypte. Les coptes sont de la secte des Jacobites ou Eutychéens. encore relevé aujourd’hui
Adj. Un moine copte.
La langue copte, ou, simplement, le copte, l'idiome de transition qui s'est parlé en Égypte depuis l'introduction du christianisme, qui est éteint maintenant, et qui a les plus grandes ressemblances avec l'ancien égyptien. C'est cette ressemblance qui a permis de pénétrer dans l'interprétation des textes hiéroglyphiques.
Son application seule [du principe que le système graphique égyptien employa simultanément des signes d'idées et des signes de sons] a pu me conduire à la lecture proprement dite des portions phonétiques, formant en réalité les trois quarts au moins de chaque texte hiéroglyphique ; de là est résultée la pleine conviction que la langue égyptienne antique ne différait en rien d'essentiel de la langue vulgairement appelée copte ou cophthe ; que les mots égyptiens écrits en caractères hiéroglyphiques sur les monuments les plus antiques de Thèbes et en caractères grecs dans les livres coptes ont une valeur identique et ne diffèrent en général que par l'absence de certaines voyelles médianes, omises, selon la méthode orientale, dans l'orthographe primitive — CHAMPOLLION, Gramm. égypt. Introd. p. XVIII
Étymologie
Copte paraît être une contraction, par aphérèse de la syllabe initiale, de Αἴγυπτος, Égypte.
COPHTEs. m.(ko-ft')
Voy. COPTE.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte.
Consulter l'entrée « copte » du Wiktionnaire.