démoniaque
- nature
- adj
- diction
- [demonjak] · 3 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui est possédé ou semble possédé du démon.
- L’étranger abaissa les yeux sur ses grands pieds auxquels des sandales de cuir brut au bout pointu et recourbé donnaient un aspect démoniaque. Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967
1 emploi spécialisé
- Informatique Se dit d’un système non-déterministe qui trouvera le moyen, s’il existe, d’échouer, de ne pas atteindre l’état final désiré.
Nom 2
-
Personne possédée par le démon.
- Jésus guérit ce démoniaque, et il le fait contre sa volonté et contre la volonté de ceux qui ont la garde de cet incapable. Alain Houziaux, Christianisme et conviction politique: Trente questions impertinentes, 2008
-
figuré Personne qui est en colère, emportée, passionnée.
- C’est un vrai démoniaque.
Citation
Mais, aurait répondu le comédien, un roi qui s'entretient tout seul avec son capitaine des gardes parle un peu plus humainement et ne prend guère ce ton de démoniaque
Origine du mot
Du latin daemoniacus (« démoniaque »).
Dans le dictionnaire latin : daemoniacus
1873 — le Littré
DÉMONIAQUE adj. (dé-mo-ni-a-k')
1 Qui est possédé du malin esprit. Une femme démoniaque. encore relevé aujourd’hui
2 Substantivement. Homme, femme en proie au malin esprit. encore relevé aujourd’hui
- Mais, aurait répondu le comédien, un roi qui s'entretient tout seul avec son capitaine des gardes parle un peu plus humainement et ne prend guère ce ton de démoniaque — MOL., Impr. 1
Dans le langage de la médecine actuelle, aliéné, aliénée qui, attaquée de mélancolie, croit que le démon est logé dans son corps.
3 Personne colère, passionnée. encore relevé aujourd’hui
- Après cette comédie, jouée à ses propres dépens, vous croyez bien qu'au moins il [le fantasque] ne fera plus le démoniaque ; hélas ! vous vous trompez — FÉN., t. XIX, p. 452
4 Membre d'une secte d'anabaptistes qui croyaient au salut final des démons.
Historique
XIVe s.
- Pierre Nagot a esté le plus du temps, et par especial en temps d'esté, fol et demoniacle, et s'est plusieurs fois voulu noyer — DU CANGE, daemoniacus.
XVe s.
- Tu ensuis les Pharisiens, appelant Jesus-Christ deceveur et demoniacle — MONSTREL., liv. I, ch. 47
XVIe s.
- .... Une garce que le prestre Belovet instruisoit à faire la demoniaque — D'AUB., Conf. I, 6
- Selon la coustume des demoniacles — PARÉ, XIX, 32
1 autre citation
- J'aime l'allure poetique, à saults et à gambades ; c'est un' art, comme dict Platon, legiere, volage, demoniacle — MONT., IV, 136
Étymologie
Provenç. demoniayx, demoniat ; anc. catal. dimoniat ; espagn. et ital. demoniaco ; de dæmoniacus, de δαιμονιαϰὸς, de δαίμων, démon.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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