enrouiller

nature
ver
diction
[ɑ̃ʁuje]

Sens et définitions

Verbe 1

  1. Rendre rouillé

1873 — le Littré

ENROUILLER v. a. (an-rou-llé, ll mouillées, et non an-rou-yé)

1 Rendre rouillé, couvrir de rouille. L'humidité enrouille le fer. encore relevé aujourd’hui

2Fig. L'oisiveté enrouille l'esprit.

3 S'enrouiller, v. réfl. Devenir rouillé. Le fer s'enrouille ; on dit plutôt se rouille.

Ne pas laisser enrouiller ses dents, manger de grand appétit.

  • Quant à Hortensius, il ne laissa pas enrouiller ses dents ; oh ! qu'il lui faisait bon voir ronger une cuisse de poulet ! — Francion, IV, p. 154

4Fig. S'enrouiller en province, n'être plus au fait, au courant.

S'enrouiller dans l'oisiveté, perdre son activité, son aptitude.

Historique

XIIIe s.

  • S'espée ala maintenant querre, Qui iert [était] enroillie et frete [rompue] — Ren. 17319
  • Aussi li homs qui wiseus [oisif] est Et riens ne fait, en peril est Que assez tost enruilliez Ne soit par vices et pechiés — DU CANGE, rubiginare.

XVe s.

  • Essayer vueil se je sauroye Rimer ainsi que je souloye ; Au moins j'en feray mon povoir, Combien que je congnois et sçay Que mon langage trouveray Tut enroillié de non chaloir — CH. D'ORL., Bal. 74

XVIe s.

  • Usant mesme de formes de parler quasi enrouillées de vieillesse, afin de couvrir tant mieux ses tromperies sous telles masques — CALV., Inst. 38
  • Le fer s'enrouille — PARÉ, IX, 10
1 autre citation
  • La terre trop abruvée ne produit autre herbe qu'enrouillée et de ma ligne nature — O. DE SERRES, 261
Étymologie

En 1, et rouille.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « enrouiller » du Wiktionnaire.

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