girofle

nature
nom masculin
diction
[ʒiʁɔfl] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Bouton des fleurs du giroflier qui est à peu près de la figure d’un petit clou à tête et qui est employé comme épice.
    • Et, au-dessus du fourneau, plus haut que les écumoires, les cuillers, les fourchettes à longs manches, dans une rangée de tiroirs numérotés, s’alignaient les chapelures, la fine et la grosse, les mies de pain pour paner, les épices, le girofle, la muscade, les poivres. Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873

Citation

Personne n'ignore que les Hollandais s'enrichissent, depuis deux siècles, par la vente du girofle et de la muscade
Guillaume-Thomas Raynal, ib. IV, 32

Origine du mot

Du moyen français girofle, de l'ancien français girofle / gerofle, du latin médiéval gariofilum, du latin caryophyllum / caryophyllon, lui-même issu du grec ancien καρυόφυλλον, karuóphullon.

Dans le dictionnaire latin : gariofilum

Suivre son trajet sur la carte des origines

1873 — le Littré

GIROFLE s. m. (ji-ro-fl' ; plusieurs écrivent et disent gérofle)

Bouton des fleurs du giroflier, qui a la figure d'un petit clou à tête et qui est employé comme épice. On préfère le girofle clair, gros, obtus, pesant, tel que celui qui vient d'Asie, et qu'on nomme girofle anglais. encore relevé aujourd’hui

  • Chapelets ou fût de gérofles, le cent pesant estimé cent livres ; clous de gérofles, le cent pesant estimé cent trois livres — Déclar. du roi, nov. 1640, tarif.
  • Un peuple sobre, indépendant, ennemi du travail, avait vécu des siècles avec la farine de sagou et l'eau du cocotier, quand les Chinois, ayant abordé par hasard aux Moluques dans le moyen âge, y découvrirent le girofle et la muscade, deux épiceries précieuses que les anciens n'avaient pas connues — RAYNAL, Hist. phil. I, 17
3 autres citations
  • L'arbre qui donne le girofle a le port du bouleau, l'écorce fine et lisse du hêtre ; son tronc, formé d'un bois très dur, s'élève peu et se partage en plusieurs branches principales, dont les rameaux se couvrent, en mars, de feuilles et de fleurs — ID., ib. II, 8
  • Personne n'ignore que les Hollandais s'enrichissent, depuis deux siècles, par la vente du girofle et de la muscade — ID., ib. IV, 32
  • Le 27 juin 1770, il arriva à l'île de France quatre cent cinquante plants de muscadier, et soixante-dix pieds de giroflier ; dix mille muscades, ou germées ou propres à germer, et une caisse de baies de girofle dont plusieurs étaient hors de terre — ID., ib. IV, 32

Clou de girofle, nom donné le plus habituellement à ces boutons. Un citron piqué de clous de girofle.

Historique

XIIe s.

  • E gengibre e girofre à puignies mangeit — Th. le mart. 102

XIIIe s.

  • Ne girofles ne garingaus à cele odour rien [il] ne prisoit — Fl. et Bl. 381
  • Vous estiez la flors des Danois, Vous estiez giroufles et lis, Sur tous chevaliers eslis — MOUSKES, ms. p. 219, dans LACURNE

XVIe s.

  • Cloux de girofle — PARÉ, XXIV, 7
Étymologie

Prov. girofle, gerofle ; esp. girofle, gariofilio ; ital. garofano ; du lat. caryophyllum ; grec ϰαρυόφυλλον, de ϰάρυον, noyer, et φύλλον, feuille.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « girofle » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire · Signaler une erreur sur cette fiche