ostracisme
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɔstʁasizm] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Parti pris d’exclusion à l’égard d’une personne ou d’un groupement.
- Votre unique passion est l’égalité, ô Multitude, et tant que vous serez, vous vous sentirez poussée par le besoin simultané d’un ostracisme perpétuel. Alfred de Vigny, Stello ou Les diables bleus, page 389, Collection Hetzel, 1832
1 emploi spécialisé
-
Antiquité
Vote par lequel certaines cités grecques bannissaient pour dix ans les citoyens qui avaient encouru la défaveur publique.
- Mais par la suite l’ostracisme devait constituer une arme redoutable entre les mains du démos, et les nombreux ostraka qui sont parvenus jusqu’à nous montrent qu’aucun homme politique athénien n’échappa à la méfiance populaire. Claude Mossé, Histoire d’une démocratie : Athènes, Éditions du Seuil, coll. « Points/Histoire », 1997 (1971), pages 29-30
Citation
La loi de l'ostracisme fut établie à Athènes, à Argos et à Syracuse
Origine du mot
Ὀστραϰισμὸς, de ὄστραϰον, tesson, sur lequel les Athéniens écrivaient leur suffrage. — Littré, 1873
1873 — le Littré
OSTRACISME s. m. (os-tra-si-sm')
Jugement par lequel, à Athènes, on bannissait pour dix ans un citoyen que sa puissance ou son mérite rendait suspect. Thémistocle banni par l'ostracisme, l'an 471 avant J. C. L'ostracisme était à Athènes ce qu'était le pétalisme à Syracuse.
- La vertu n'était point sujette à l'ostracisme — BOILEAU, Sat. X
- La loi de l'ostracisme fut établie à Athènes, à Argos et à Syracuse — MONTESQ., XXIX, 7
1 autre citation
- L'ostracisme est le droit que se réserve une société politique de prononcer le bannissement de ceux de ses membres qui, quoique irréprochables, lui causent de l'ombrage — BAUDIN, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. III, p. 61
Fig.
- Attaché avec superstition aux anciennes maximes, il s'élevait par une espèce d'ostracisme contre toute innovation littéraire, soit dans les principes, soit dans les ouvrages — D'ALEMB., Éloges, d'Olivet.
Historique
XVIe s.
- Ceste maniere de bannissement à temps, qui s'appelle ostracisme, n'estoit point punition d'aucune forfaicture, ains estoit comme un contentement et une allegeance de l'envie de la commune, laquelle prenoit plaisir à rabattre et rabaisser ceulx qui luy sembloient trop exceder en grandeur — AMYOT, Thémist.
Étymologie
Ὀστραϰισμὸς, de ὄστραϰον, tesson, sur lequel les Athéniens écrivaient leur suffrage.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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