syllogisme
- nature
- nom masculin
- diction
- [siloʒizm] · 3 syllabes
- attesté
- 1265
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
2 emplois spécialisés
-
Logique
Raisonnement composé de trois propositions, la majeure, la mineure et la conclusion.
- La conclusion d’un syllogisme est contenue dans les prémisses, et c’est pourquoi on ne saurait accepter les prémisses et rejeter la conclusion sans contradiction. Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966
- Intelligence artificielle Opération par laquelle, du rapport de deux termes avec un troisième appelé moyen terme, on conclut à leur rapport mutuel. (ex. Tous les hommes sont mortels - prémisse majeure - or je suis un homme - prémisse mineure - donc je suis mortel - conclusion).
Citation
Sans s'arrêter aux règles du syllogisme qui sont tellement naturelles qu'on ne peut les ignorer
Origine du mot
(1265) silogime Emprunté au latin syllogismus, lui-même emprunté au grec ancien συλλογισμός, sullogismós (« inférence, conclusion »), etdérivé de logos, avec le préfixe syn- et le suffixe -isme.
Dans le dictionnaire latin : syllogismus
1873 — le Littré
SYLLOGISME s. m. (sil-lo-ji-sm')
Terme de logique. Argument composé de trois propositions telles que la conséquence est contenue dans une des deux premières, et l'autre fait voir qu'elle y est contenue ; ces trois propositions s'appellent la majeure, qui contient l'attribut de la conséquence ; la mineure, qui en contient le sujet ; et la conséquence ou conclusion. Sais-tu bien ce que tu as fait ? un syllogisme in balordo. encore relevé aujourd’hui
- ....la majeure en est inepte, la mineure impertinente, et la conclusion ridicule — MOL., Mar. forcé, 6
- Sans s'arrêter aux règles du syllogisme qui sont tellement naturelles qu'on ne peut les ignorer — PASC., Esprit géom. I
3 autres citations
- Il est évident que les choses qui ne sont pas différentes d'une troisième ne diffèrent point entre elles ; c'est la base de tous nos raisonnements ; c'est sur cela que nous fondons tous nos syllogismes — Anal. de Bayle, t. III, p. 407
- La règle véritable et fondamentale du raisonnement ou syllogisme est que le sujet de la conclusion soit compris dans l'extension de l'idée générale à laquelle on a recours pour en tirer la conclusion — DUMARS., Œuv. t. v, p. 324
- Comme les rhéteurs et M. le Batteux lui-même distinguent fort bien le syllogisme philosophique du syllogisme ou argument oratoire — ID., ib. t. III, p. 364
Historique
XIIIe s.
- Por ce est fox qui s'en aprime [approche] ; Car, quant el fait bon silogime, Si doit l'en avoir grant paor Qu'el ne conclue du pior [pire] — la Rose, 4094
XIVe s.
- Sillogisme est fait de propositions universeles — ORESME, Éth. 177
Étymologie
Provenç. sillogisme ; espagn. silogismo ; ital. sillogismo ; du lat. syllogismus, qui vient de συλλογισμὸς, de σὺν, avec, et λόγος, raison.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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