trompeur

nature
adj masculin
diction
[tʁɔ̃pœʁ] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots
parenté
tromper

Sens et définitions

Adjectif 3

  1. Qui trompe ; qui est destiné à tromper.
    • Les États-Unis, qui ne cherchaient même plus à sauver les apparences, eurent cependant un dernier geste trompeur à l'égard du Chili. Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, page 218, Seuil, 1974
  2. Qui a tendance à induire en erreur.
    • Ces symptômes sont trompeurs, puisqu'ils sont généralement ceux de la grippe.
1 emploi spécialisé
  1. Common law Celui qui abuse autrui sous des apparences trompeuses et flatteuses.

Nom 1

  1. Celui qui trompe.
    • Il paraît qu’on avait exagéré beaucoup le succès, et nous avons encore été dupés ! Pourquoi nous tromper après avoir tant crié contre les trompeurs du régime précédent ? George Sand, Journal d'un voyageur pendant la guerre, 1871, page 198

Citation

Écoutez, hommes trompeurs et trompés.... vous qui dites : nous avons un pacte avec la mort
Esprit Fléchier, Serm. 4e dim. Avent.

Origine du mot

Tromper. Le sens ancien de trompeur est joueur de trompe ou trompette. — Littré, 1873

1873 — le Littré

TROMPEUR, EUSE adj. (tron-peur, peu-z')

1 Qui trompe. encore relevé aujourd’hui

  • Les apôtres ont été trompés ou trompeurs ; l'un ou l'autre est difficile ; car il n'est pas possible de prendre un homme pour être ressuscité.... — PASC., Pens. XIX, 1, éd. HAVET.
  • Écoutez, hommes trompeurs et trompés.... vous qui dites : nous avons un pacte avec la mort — FLÉCH., Serm. 4e dim. Avent.
1 autre citation
  • La mer la plus terrible et la plus orageuse Est plus sûre pour nous que cette cour trompeuse — RAC., Esth. III, 1

Il se dit des choses.

  • Je fais des efforts pour n'être point la dupe de ces trompeuses apparences, et dans quelques années je vous conseillerai d'en faire autant — SÉV., à Coulanges, 26 avril 1695
  • La grandeur est un songe, la joie une erreur, la jeunesse une fleur qui tombe, et la santé un nom trompeur — BOSSUET, Duch. d'Orl.
5 autres citations
  • Connaître par expérience le faible des grands politiques, leurs volontés changeantes ou leurs paroles trompeuses — ID., Anne de Gonz.
  • L'archiduc contre son dessein, tiré d'un poste invincible par l'appât d'un succès trompeur — ID., Louis de Bourbon.
  • Vous savez sa coutume, et sous quelles tendresses Sa haine [de Mithridate] sait cacher ses trompeuses adresses — RAC., Mithr. I, 5
  • Et le sommeil trompeur lui versait ses pavots — VOLT., Henr. II
  • Les succès de l'enfance, présages quelquefois si trompeurs, ne le furent point dans Charles de Secondat — D'ALEMB., Élog. Montesq.

Trompeur de, qui trompe sur, qui cache.

  • Nous changeons bien d'habits, mais non pas de courages ; Et ces masques trompeurs de nos conditions Cachent, sans les changer, nos inclinations — CORN., Clit. III, 5

2 S. m. et f. Celui, celle qui trompe. encore relevé aujourd’hui

  • Et puis, qu'est un palais, qu'une maison pompeuse Qu'à notre ambition bâtit cette trompeuse [la Fortune] ? — ROTR., Vencesl. II, 1
  • Car c'est double plaisir de tromper le trompeur — LA FONT., Fabl. II, 15
2 autres citations
  • Tant le monde fut toujours composé de trompeurs et de gens qui aimèrent à se tromper ! — VOLT., Dict. phil. Apocryphes.
  • Ah ! s'il y avait moyen d'attraper ce grand trompeur ! — BEAUMARCH., Mar. de Fig. I, 1

Fig.

  • Le plaisir, de lui-même, est un trompeur, et, quand l'âme s'y abandonne sans raison, il ne manque jamais de l'égarer — BOSSUET, Conn. III, 8

S. m. Poisson du genre spare.

Historique

XVe s.

  • Ce trompeur là est bien bec jaune — Patelin, 249
  • À trompeur, trompeur et demy — CH. D'ORL., Rondel 63
2 autres citations
  • Ceste tromperesse fortune l'avoit regardé de son mauvais visage — COMM., IV, 12
  • L'official, voyant que c'estoit un vrai trompeur, et qu'il se trompoit de lui.... — LOUIS XI, Nouv. XCIV

XVIe s.

  • Qui trompe le trompeur et robbe le larron, Gaigne cent jours de vrai pardon — LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 408
Étymologie

Tromper. Le sens ancien de trompeur est joueur de trompe ou trompette.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « trompeur » du Wiktionnaire.

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