vacarme
- nature
- nom masculin
- diction
- [vakaʁm] · 2 syllabes
- attesté
- 1301
- usage
- 19 par million de mots
Sens et définitions
Nom 1
-
Tumulte ; grand bruit.
- Elle lui avait demandé de cesser le vacarme à plusieurs reprises. Bien sûr, l'enfant avait continué de plus belle. Serge Dalla Piazza, L'angoise n'est pas la mort, Liège, Éditions Dricot, 2003, page 77
Citation
Celle-ci [une veuve] faisait un vacarme, Un bruit et des regrets à percer tous les cœurs
Origine du mot
Flamand, wach-arme, composé de wach, malheur à, qui est le weh des Allemands, et arm, misérable. — Littré, 1873
1873 — le Littré
VACARME s. m. (va-kar-m')
1 Grand bruit, grands cris.
- Celle-ci [une veuve] faisait un vacarme, Un bruit et des regrets à percer tous les cœurs — LA FONT., Matr. d'Éph.
- La nuit, ni son obscurité, Son silence et ses autres charmes De la reine des bois [la lionne qui avait perdu son petit] n'arrêtaient les vacarmes — ID., Fabl. X, 13
3 autres citations
- Et qui donc es-tu, toi, Qui fais tant de vacarme, et parles de la sorte ! — MOL., Amph. III, 2
- Je ne puis soutenir le vacarme de mon cabinet : il y a plus de cinquante femmes à Marly — MAINTENON, Lett. au duc de Noailles, t. v, p. 90, dans POUGENS
- Un lutin que l'enfer a vomi sur la terre, Pour faire aux gens dormant une éternelle guerre, Commence son vacarme et nous lutine tous — REGNARD, Fol. am. I, 2
2 Grand bruit fait dans une querelle. encore relevé aujourd’hui
- Quel malheur est le mien ! ainsi donc sans sujet J'ai fait ce grand vacarme à ce charmant objet ! — CORN., le Ment. III, 2
- Monsieur, point de vacarme ; Songez que vous mettez le quartier en alarme — HAUTEROCHE, Appar. tromp. I, 6
1 autre citation
- Ce sont souvent les maris qui, avec leurs vacarmes, se font eux-mêmes ce qu'ils sont — MOL., G. Dand. II, 1
Il est allé faire du vacarme dans cette maison, il y est allé quereller quelqu'un, faire du bruit.
3Fig. Clameur publique.
- L'édition [d'un ouvrage de Voltaire] qui a fait tant de vacarme — VOLT., Lett. Formont, 5 juin 1734
- Il n'était nullement probable qu'après le vacarme fait à Genève par le conseil, et à Neuchâtel par la classe, il voulût m'administrer tranquillement la cène dans son église — J. J. ROUSS., Conf. XI
Historique
XIIIe s.
- Flament seut[il sut le flamand], si cria waskarme — Ren. t. IV, p. 239, v. 2882
XIVe s.
- Cil qui sont de mort entouchiez, Sont antre les autres couchiez O les morz ; nul ne les desarme ; En criant wacarme, wacarme, Qui vaut autant com dire helas, Gisent aucun.... — G. GUIART, Boy. lignages, t. II, p. 378
XVe s.
- Et encor me faisoit pis Wacarme, alarme et les cris Des Flamans.... — E. DESCH., Poésies mss. f° 173
XVIe s.
- Interrogé quelle fin il pretendoit par le tumultuaire vacarme — RAB., I, 46
Étymologie
Flamand, wach-arme, composé de wach, malheur à, qui est le weh des Allemands, et arm, misérable.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Terme spécifique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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