goinfre
- nature
- nom
- diction
- [ɡwɛ̃fʁ] · 1 syllabe
- attesté
- 1611
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
familier Celui qui a l’habitude de manger gloutonnement.
- Ces espèces de petits goinfres emplumés viennent de faire de moi leur plus mortel ennemi! Willy Vandersteen, ‘’Le casque tartare’’, 1951, réédition 2009, Collection Bleue des éditions Standaard, Anvers, non paginée
- vieilli Parasite.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de goinfrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de goinfrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de goinfrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de goinfrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de goinfrer.
Citation
S'il faut rire ou chanter au milieu d'un festin, Un docteur est alors au bout de son latin : Un goinfre en a toute la gloire
Origine du mot
Origine inconnue. Diez le rattache au radical god qui est dans godinette (voy. ce mot). Il rappelle aussi gouliafre, qui semble avoir de l'analogie avec goinfre sans qu'on puisse dire comment (voy. GOULIAFRE). Scheler demande si goinfre n'est pas une altération de goufre ou de gonfler. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GOINFRE s. m. (goin-fr')
Terme familier. Celui qui mange beaucoup et salement ; c'est toujours un mot d'injure. encore relevé aujourd’hui
- C'est un prêtre qui vit en goinfre, fort déréglé et fort dissolu — GUI PATIN, Lett. t. II, p. 179
- S'il faut rire ou chanter au milieu d'un festin, Un docteur est alors au bout de son latin : Un goinfre en a toute la gloire — BOILEAU, Poésies div. I
1 autre citation
- Vitellius est gras, mais il ne faut pas voir en lui seulement le goinfre inoffensif ; un buste souvent reproduit, admirable d'exécution, mais qui peut-être appartient à la renaissance, a fait prévaloir sa réputation de sensualité sur le renom de cruauté qu'il méritait aussi bien et que d'autres portraits lui restituent — AMPÈRE, Hist. rom. à Rome, Introd. p. LI
Adj. Qui a rapport à la goinfrerie.
- Toujours quelque mot goinfre est dans tous ses discours — SCARR., Jodelet maître et valet, V, 2
Historique
XVIe s.
- Goimphre et goinfre — COTGRAVE
- Il usoit des termes sales de goinfre et de cabaret à sa mode accoustumée — SULLY, dans le Dict. de DOCHEZ.
Étymologie
Origine inconnue. Diez le rattache au radical god qui est dans godinette (voy. ce mot). Il rappelle aussi gouliafre, qui semble avoir de l'analogie avec goinfre sans qu'on puisse dire comment (voy. GOULIAFRE). Scheler demande si goinfre n'est pas une altération de goufre ou de gonfler.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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