onc
- nature
- adv
- diction
- [ɔ̃k] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Adverbe 1
-
vieilli (Forme négative) Jamais. Note d’usage : Utilisé avec ne.
- Elle a fait son devoir ! C’est-à-dire que oncque Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu. Jean Richepin, Oiseaux de passage in La Chanson des gueux, 1881
Citation
Vîtes-vous onc un plus hardi hâbleur ? Valets aussi bas, aussi rampants que furent onques leurs pères
Origine du mot
Provenç. anc, oncas ; anc. catal. anc, unca : ital. unque, unqua : du lat. unquam, jamais, contracté de unum-quam, d'après Freund. À côté de onc l'ancien français avait ainc, par sa tendance à transformer on, un, en an ou ain. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ONC ou ONQUES adv. (onk ou on-k')
1 Jamais.
- Vîtes-vous onc un plus hardi hâbleur ? Valets aussi bas, aussi rampants que furent onques leurs pères — P. L. COUR., Aux âmes dévotes.
2 Avec la négation, il a le sens négatif. non relevé aujourd’hui
- Eusses-tu plus de feu.... Que Jodelle n'eut onc, Desportes ni Ronsard — RÉGNIER, Sat. IV
- Onc il ne fut plus forte dupe Que ce vieillard, bon homme au demeurant — LA FONT., Coc.
1 autre citation
- Et onques depuis il n'y eut plus là-dessus la plus légère difficulté — SAINT-SIMON, 1, 29
Historique
Xe s.
- Ne ule chose non la pouret [pouvait] omque pleier — Eulalie
XIIe s.
- Tenez mon haume, unches meillor ne vi — Ch. de Rol. XLVIII
XIIe s.
- Bataille auront, onque mais tel ne fut — Ronc. p. 45
- Ainc nel sonast [le cor], se ne fust besoin grant — ib. p. 84
1 autre citation
- Pese moi [il me pèse, je suis fâché] quand [je] fui onques en son ostel nourris, Puisqu'estre me convient ses mortex enemis [son mortel ennemi] — Sax. XXVI
XIIIe s.
- Cil qui onques mais ne l'avoient veue [Constantinople] ne cuidoient mie que si riche cité peüst avoir en tout le monde — VILLEH., LXI
- L'eure soit beneoite que je onques vous vi — Berte, LIX
2 autres citations
- Ainc de tel traïson n'oït mais parler nuls — ib. XXIV
- Après refu portrete envie, Qui ne rist oncques en sa vie, N'oncques de riens ne s'esjoï, S'ele ne vit, ou s'el n'oï Aucun grand domage retrere — la Rose, 236
XVe s.
- Là lui furent recordés [à Hue le Dépensier] tous ses faits par escrit, qu'oncques ne dit rien à l'encontre — FROISS., I, I, 24
XVIe s.
- Le moyne ne faillit oncques à s'esveiller avant la minuict, tant il estoit habitué à l'heure des matines — RAB., Garg. I, 41
- La plus forte bataille que les Grecs aient oncques donnée — MONT., I, 19
Étymologie
Provenç. anc, oncas ; anc. catal. anc, unca : ital. unque, unqua : du lat. unquam, jamais, contracté de unum-quam, d'après Freund. À côté de onc l'ancien français avait ainc, par sa tendance à transformer on, un, en an ou ain.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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