soupente
- nature
- nom féminin
- diction
- [supɑ̃t] · 2 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Réduit en planches ou en maçonnerie, pratiqué dans la hauteur d’une cuisine, d’une écurie, d’une chambre, etc.
- Ou encore, rêvant dans ta soupente, n'as-tu pu résister au désir de te précipiter au cabaret. Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949
-
vieilli Large courroie servant à soutenir le corps d’une voiture.
- Relever les soupentes d’une voiture.
- Longue et large bande de cuir croisée, dont on se sert pour maintenir, pour suspendre un cheval dans l’appareil qu’on nomme travail.
- vieilli Pièce de métal qui retient le faux manteau d'une cheminée.
1 emploi spécialisé
- Architecture d'habitation Réduit aménagé sous un escalier ou dans la hauteur d'une pièce, comme une cuisine ou une chambre.
Citation
Je mis Vanbroc dans une soupente, où il eût fallu être chat ou diable pour le trouver
Origine du mot
Substantif de l'anc. verbe soupendre, qui équivaut à suspendre ; génev. suspente, soussepente ; wallon suspeintt. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SOUPENTE s. f. (sou-pan-t')
1 Assemblage de plusieurs larges courroies cousues l'une sur l'autre qui servent à soutenir le corps d'une voiture. encore relevé aujourd’hui
- Il [un homme de qualité arrivant en équipage] ne perd rien auprès d'elle [une bourgeoise], on lui tient lieu [lisez compte] des doubles soupentes et des ressorts qui le font rouler plus mollement : elle l'en estime davantage — LA BRUY., VII
Il se dit de toutes autres courroies.
- Il est défendu aux mariniers et autres d'embarrasser les ports et gares qui leur sont affectés, de laisser vaguer les soupentes de leurs traits de bateaux.... — Arrêt du 24 juin 1777, art. 8, dans GRANGEZ, Précis des voies navigables, p. 766
2 Larges bandes de cuir qui servent à maintenir un cheval dans l'appareil nommé travail. encore relevé aujourd’hui
3 Petite construction en planches ou en maçonnerie qui se fait entre deux planchers, dans une écurie, dans une cuisine ou autre lieu, pour loger des domestiques ou pour quelque autre usage. encore relevé aujourd’hui
- Je mis Vanbroc dans une soupente, où il eût fallu être chat ou diable pour le trouver — RETZ, I, 14
- Dans la soupente d'un portier, Je naquis au rez-de-chaussée — BÉRANG., Cinq étages.
4 Partie d'une grue, d'un moulin à eau, qui sert à tenir en suspension un treuil, une roue.
5 Lien ou barre de fer, qui soutient la hotte d'une cheminée. encore relevé aujourd’hui
Historique
XVIe s.
- Soupendue ou soupente — NICOT, Dict.
Étymologie
Substantif de l'anc. verbe soupendre, qui équivaut à suspendre ; génev. suspente, soussepente ; wallon suspeintt.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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