taciturne
- nature
- adj
- diction
- [tasityʁn] · 3 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui est de tempérament, d’humeur à parler peu.
- Le fils aîné de Mariette est à la guerre. Avec elle est restée sa bru, la frêle, taciturne et héroïque Anne-Marie, […]. Léon Trotski, Le Drame du prolétariat français, 1922, annexe à l’édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur)
-
littéraire Qui a le caractère du silence, qui ne laisse rien exprimer.
- Les villages où nous passâmes sont tristes, sombres, humides, misérables et taciturnes. Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 155
-
littéraire Qui rend d’humeur à parler peu, qui rend silencieux.
- Pourquoi cette douleur si taciturne ? Le Tourneur, Traduction de Clarisse Harlowe
Citation
On le voyait [un enfant] toujours doux, paisible et taciturne, ne disant jamais mot, et ne jouant jamais à tous ces petits jeux que l'on nomme enfantins
Origine du mot
Du latin taciturnus (« silencieux, taciturne »).
Dans le dictionnaire latin : taciturnus
1873 — le Littré
TACITURNE adj. (ta-si-tur-n')
1 Qui est d'humeur à parler peu. encore relevé aujourd’hui
- On le voyait [un enfant] toujours doux, paisible et taciturne, ne disant jamais mot, et ne jouant jamais à tous ces petits jeux que l'on nomme enfantins — MOL., Mal. imag. II, 6
- Il vaut mieux passer pour sérieuse que pour ridicule, et pour taciturne que pour imbécile — MAINTENON, Lett. à M. d'Aubigné, t. I, p. 164, dans POUGENS
1 autre citation
- Il était guindé dans toutes ses allures, taciturne à donner des vapeurs, cependant un peu plus ennuyant quand il parlait — HAMILT., Gramm. VII
On dit aussi : un esprit taciturne, un caractère taciturne.
Fig.
- Souvent délivré du tourment De ces illusions nocturnes, Je considère au firmament L'aspect des flambeaux taciturnes — SAINT-AMAND, le Contemplateur.
Substantivement.
- On ne croit plus que médiocrement Qu'un taciturne abonde en jugement — SCARR., Poés. div. Œuv. t. VII, p. 173, dans POUGENS
Guillaume le Taciturne, ou, absolument, le Taciturne, se dit de Guillaume Ier, prince d'Orange, fondateur de l'indépendance des Provinces-Unies.
S. m. Membre d'une secte d'anabaptistes.
2 Qui rend taciturne. encore relevé aujourd’hui
- Pourquoi cette douleur si taciturne ? — LETOURNEUR, Trad. de Clar. Harlowe, lett. 83
Historique
XVIe s.
- La lune celeste, laquelle.... rassemble ses rays argentines pour en enrichir la nuit taciturne — J. LEMAIRE, cité dans Revue de Vinstruction publique, 30 mars 1865, p. 827
- Toutes les contrarietez s'y treuvent [en moi].... bavard, taciturne, laborieux, delicat.... — MONT., II, 7
Étymologie
Lat. taciturnus, dérivé de tacere (voy. TAIRE).
Supplément au dictionnaire
TACITURNE. Ajoutez :
3 Qui a le caractère du silence, qui ne laisse rien exprimer.
- Derrière ces clôtures taciturnes [en Algérie], ces portes massives comme des portes de citadelles, ces guichets barricadés avec du fer, il y a les deux grands mystères de ce pays-ci, la fortune mobilière et les femmes — E. FROMENTIN, Une année dans le Sahel, p. 33
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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