taxe

nature
nom féminin
diction
[taks] · 1 syllabe
attesté
1405
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Synonyme courant d’impôt ou d’imposition, sans distinction technique.
    • Les taxes impopulaires, abolies en juin 1908 en don de joyeux avènement, avaient été rétablies et considérablement renforcées. Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 194
3 emplois spécialisés
  1. Histoire vieilli Tarification officielle fixant le prix de certaines denrées ou de certains services.
    • Payer les denrées suivant la taxe.
  2. Finances publiques Prélèvement obligatoire perçu par une collectivité publique en échange d’un service ou d’une prestation donnant lieu à une contrepartie individualisable.
    • Une taxe spéciale de 20.000 francs à Paris […] est venue frapper toute nouvelle installation [de téléphone]. L'Humanité, 19 janvier 1952
  3. Fiscalité Redevance résultant d'un procédé de répartition des charges publiques, le plus souvent proportionnellement aux services fournis.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de taxer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de taxer.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de taxer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de taxer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de taxer.

Citation

Le prix de chaque crime est taxé dans un ouvrage latin imprimé à Rome par l'ordre de Léon X, le 8 novembre 1514, sous le titre de Taxes de la sacrée chancellerie et de la sacrée pénitencerie
Voltaire, ib.

1873 — le Littré

TAXE s. f. (ta-ks')

1 Règlement fait par l'autorité pour le prix de certaines denrées. Faire la taxe des vivres, des denrées. Taxe des actes des huissiers. encore relevé aujourd’hui

Le prix établi par le règlement. La taxe des lettres. On réclame contre cette taxe nouvelle.

2 Règlement fait par autorité de justice pour certains frais occasionnés par un procès. Taxe des dépens.

Terme de pratique. Tierce taxe, taxe faite par l'avoué de l'une des parties, sur la prière de son confrère qui occupait pour la partie adverse.

3 Il s'est dit du prix payé pour indulgences. non relevé aujourd’hui

  • Polydore Virgile et le cardinal d'Ossat s'accordent à placer l'invention de la taxe de chancellerie sous Jean XXII, vers l'an 1320, et le commencement de celle de la pénitencerie seize ans plus tard sous Benoît XII — VOLT., Dict. phil. Taxe.
  • Le prix de chaque crime est taxé dans un ouvrage latin imprimé à Rome par l'ordre de Léon X, le 8 novembre 1514, sous le titre de Taxes de la sacrée chancellerie et de la sacrée pénitencerie — ID., ib.

4 Imposition en argent mise dans certaines circonstances sur les personnes.

  • On a fait une taxe de cent mille écus sur le bourgeois [à Rennes] ; et, si on ne les trouve dans vingt-quatre heures, elle sera doublée, et exigible par les soldats — SÉV., 30 oct. 1675
  • Les taxes et les confiscations furent immenses [après la défaite des luthériens à Muhlberg] ; elles entrent toujours dans la vengeance des souverains — VOLT., Ann. Emp. Charles-Quint, 1547

Somme que cette imposition oblige à payer. Il a refusé de payer la taxe.

5 Il se dit pour impôt, en général.

  • Si en général la taxe n'est point excessive, si on laisse au peuple un nécessaire abondant — MONTESQ., Esp. XIII, 7
  • Qu'on établisse de fortes taxes sur la livrée, sur les équipages, sur les glaces, lustres et ameublements, sur les étoffes et la dorure, sur les cours et jardins des hôtels, sur les spectacles de toute espèce, sur les professions oiseuses — J. J. ROUSS., Écon. polit.
2 autres citations
  • Pauvres, ils [les paysans] affectaient de le paraître encore plus, parce que les taxes, qui étaient personnelles et arbitraires, croissaient aussitôt qu'un laboureur laissait apercevoir de l'aisance — CONDIL., Comm. gouv. II, 17
  • Quelle est la forme d'imposition la plus propre à concilier les intérêts publics avec les droits des citoyens ? c'est la taxe sur la terre — RAYNAL, Hist. phil, XIX, 10

Taxe des pauvres, impôt établi en Angleterre en faveur des pauvres.

Historique

XIIIe s.

  • Tant [elle] fist de males tesches el païs asseoir — Berte, LXV

XVIe s.

  • L'argent qui est frappé du coing publique, est fait argent monnoyé, et recoit une nouvelle taxe de valeur — CALV., Instit. 1041
  • Il feit mettre en taxe et estima les vestemens, etc. dix fois plus qu'ilz ne valoient — AMYOT, Cat. 36
Étymologie

Voy. TAXER ; provenç. taxa ; espagn. tasca ; portug. taxa ; ital. tassa.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « taxe » du Wiktionnaire.

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