éloge
- nature
- nom masculin
- diction
- [elɔʒ] · 2 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Discours à la louange de quelqu’un ou de quelque chose.
- Sur quoi, M. de Bernage se répandit en éloges et en protestations de dévouement à la noble entreprise patronnée par la dame, […]. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 87
-
Louange.
- Les journalistes, dont il récompensait, de son vivant, les tumultueux éloges, se taisent aujourd'hui. Nous pouvons parler de l'homme sans soulever des récriminations à gages et des tempêtes soldées. Eugène de Mirecourt, Cavour, Paris : Achille Faure, 1867, p.5
Citation
D'éloges on regorge ; à la tête on les jette, Et mon valet de chambre est mis dans la gazette
Origine du mot
Du latin elogium (« épitaphe »), avec l'influence du grec εὐλογία eulogia (« louange », « éloge ») dont est issu eulogie.
Dans le dictionnaire latin : elogium
1873 — le Littré
ÉLOGE s. m. (é-lo-j')
1 Discours public fait à l'honneur de quelqu'un, après sa mort. Éloge funèbre. Éloge historique. encore relevé aujourd’hui
Discours académique fait dans les mêmes circonstances. L'éloge de Bossuet, de Racine. Les éloges de Fontenelle sont des chefs-d'œuvre.
2Par extension, louange de quelqu'un ou de quelque chose. encore relevé aujourd’hui
- D'éloges on regorge ; à la tête on les jette, Et mon valet de chambre est mis dans la gazette — MOL., Mis. III, 7
- Ils citent nos pères avec éloge — PASC., Prov. 5
7 autres citations
- Ces esprits frivoles.... Avalent sans dégoût le plus grossier éloge — BOILEAU, Épît., IX
- Tout éloge imposteur blesse une âme sincère — ID., ib.
- Il vous comble partout d'éloges fastueux — ID., Art p. 1
- Ne vous enivrez point des éloges flatteurs Qu'un amas quelquefois de vains admirateurs Vous donne en ces réduits.... — ID., ib.
- Sitôt que l'auteur signe un écrit qu'il proclame, Son nom doit partager et l'éloge et le blâme — GILBERT, Mon apologie
- Les éloges indirects sont les seuls qui puissent faire quelque impression — Me DE GENLIS, Ad. et Théod, t. II, lett. I, p. 1, dans POUGENS
- Je sauve l'ennui d'un éloge menteur — LEMERC., Clovis, II, 3
Faire l'éloge de, louer. Il a fait votre éloge.
- Un certain hâbleur à la mine affamée, Qui vint à ce festin, conduit par la fumée, Et qui.... A fait en bien mangeant l'éloge des morceaux — BOILEAU, Sat. III
Cela fait son éloge, cela témoigne favorablement pour lui.
- Voilà des choses qui font son éloge — SÉV., 209
- Cette folie qui fait son éloge — BOSSUET, Fr. d'Ass. 1
À l'École de droit, être reçu avec éloge, être reçu avec l'unanimité de boules blanches ou avec la note supérieure.
Historique
XVIe s.
- Je croy que ceux-là n'attendent de vous nul eloge pour le sujet que traictez — PASQUIER, Lettres, t. I, p. 558, dans LACURNE
Étymologie
Lat. elogium, note, observation, inscription tumulaire, du grec ἐλλόγιον, article d'un compte, de ἐν, et λόγος, dire, discours.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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