balafre

nature
nom féminin
diction
[balafʁ] · 2 syllabes
attesté
1505
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Longue entaille, plaie faite particulièrement au visage.
    • Quelques-uns même qui s’étaient levés dès avant l’aube, n’ayant pas vu clair à se faire la barbe, avaient des balafres en diagonale sous le nez. Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857
  2. Cicatrice qui reste quand la blessure est guérie.
    • Un soldat trapu, avec des cils blancs dans sa figure rubiconde coupée d’une balafre, apparut sur le seuil. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 247 de l’édition de 1921

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de balafrer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de balafrer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de balafrer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de balafrer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de balafrer.

Citation

Le plus aimable des hommes qui me fait des balafres et crie qu'il est égratigné
Voltaire, Roi de Prusse, 129

Origine du mot

Croisement de balèvre par analogie entre les lèvres d’une plaie et les lèvres du visage, et de l’ancien français laffru, lavru (« lippu »).

1873 — le Littré

BALAFRE s. f. (ba-la-fr')

1 Taillade faite, particulièrement sur le visage, par une arme tranchante. encore relevé aujourd’hui

2 Cicatrice qui reste quand la blessure est guérie. repris par le Wiktionnaire

3Fig. non relevé aujourd’hui

  • Le plus aimable des hommes qui me fait des balafres et crie qu'il est égratigné — VOLT., Roi de Prusse, 129
Historique

XVIe s.

  • La balafre du duc recevant quelque eau ou de l'œil ou d'elle mesme, Larchant lui fit aporter un mouchoir — D'AUB., Hist. III, 151
  • Et il fit une grand balafre à ce tabourin [le creva] avec ce couteau — DESPER., Contes, XXXII
1 autre citation
  • Oultre ce que les taches s'agrandissent selon l'eminence et clarté du lieu où elles sont assises, et qu'un seing et une verrue au front paroissent plus que ne faict ailleurs une balafre — MONT., I, 332
Étymologie

Wallon, barlafre ; namurois, berlafe ; milanais, barleffi ; ital. sberleffe. Diez le tire de la particule bar, bes, bis, qui signifie de travers, mal, et l'ancien haut-allemand Leffur, lèvre ; de sorte que cela signifierait une mauvaise lèvre (lèvre dans le sens de plaie béante) ; et il cite le champenois berlafre, qui signifie mal à la lèvre. Grandgagnage est porté à croire que balafre est de même origine que le wallon lafrer, lofrer, dans dilafrer, gâter, avec bar, de travers ; une balafre serait donc une blessure oblique. Ce sont, on le voit, seulement des conjectures ; d'autant plus qu'on peut alléguer aussi le bas-latin balafardus, balasardus, sorte d'épée courte, qui est le même que balisarde, la fameuse épée que se disputent les paladins dans l'Arioste.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « balafre » du Wiktionnaire.

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