blancheur

nature
nom féminin
diction
[blɑ̃ʃœʁ] · 2 syllabes
usage
16 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. Qualité de ce qui est blanc.
    • Là-bas, en Alsace, la neige tombe en silence et recouvre tout de sa blancheur immaculée. Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 33
  2. Ce qui apparaît blanc.
    • Au réveil, dans les premières blancheurs de l’aube apparaît un fleuve qui tourne sous ses fumées matinales, […]. Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866
  3. figuré Innocence ; candeur.
3 emplois spécialisés
  1. Médecine Affections artérielles des membres. Manifestations : refroidissement et cyanose ou blancheur des extrémités.
  2. Conservation des aliments et conserverie En conserverie, appareil dans lequel s'effectue le blanchiment des fruits et légumes.
  3. Propriétés des papiers Attribut complexe de la sensation visuelle par lequel un papier semble s'approcher du blanc par suite d'une forte clarté, d'une diffusion élevée et d'un minimum de perception de teinte.

Origine du mot

Blanc ; provenc. et espagn. blancor ; ital. biancore. Blancheor est de blanchoyer. — Littré, 1873

1873 — le Littré

BLANCHEUR s. f. (blan-cheur)

1 La couleur blanche. La blancheur de la neige. encore relevé aujourd’hui

  • La mort ne l'a point changée ; cette éclatante blancheur [de son teint], symbole de son innocence et de la candeur de son âme.... — BOSSUET, Marie-Thér.
  • Ô vous [femmes] dont la blancheur est souvent empruntée — LA FONT., Captivité de S. Malc.

2 Une blancheur, une marque blanche.

  • On observe, dans diverses parties du ciel, de petites blancheurs qui semblent être de la même nature que la voie lactée — LAPLACE, Exp. I, 13
Historique

XIIe s.

  • Quar tant ert granz la blancheor, Et tant ert granz la resplendor, Que le cors veer [voir] ne poeient — WACE, Vierge Marie, p. 79
  • Et cil ki ne conoist la blanchor de lumiere loet les obscures choses en liu de cleres — Job, 489

XIVe s.

  • Leur premiere blancheur est bien muée en fer [couleur de fer] — Girart de Ross. 2122
  • Aussi comme la blancheur de la nege et la blancheur de la farine sont d'une espece — ORESME, Eth. VII, 12

XVe s.

  • Pour la blancheur de leur glorieux estre, appert petite tache, se en eulx est, plus que très grant autre part ne feroit — CHRIST. DE PISAN, Charles V, I, ch. 8

XVIe s.

  • La blancheur de cette poictrine — MONT., I, 22
Étymologie

Blanc ; provenc. et espagn. blancor ; ital. biancore. Blancheor est de blanchoyer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « blancheur » du Wiktionnaire.

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