bonnement
- nature
- adv
- diction
- [bɔnəmɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Adverbe 1
-
familier De bonne foi ; naïvement ; avec simplicité.
- Contente d’avoir trouvé quelqu’un pour l’écouter jusqu’au bout, elle dévisagea bonnement Francine. Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 237
Citation
Un honnête homme vous dit une chose bonnement et comme elle est
Origine du mot
Bonne, et le suffixe ment (voy. MENT) ; provenç. bonamen ; catal. bonament ; espagn. buenamente ; portug. boamente. — Littré, 1873
1873 — le Littré
BONNEMENT adv. (bo-ne-man)
1 De bonne foi, naïvement, avec simplicité. repris par le Wiktionnaire
- Un honnête homme vous dit une chose bonnement et comme elle est — SÉV., 86
- Il nous en a toujours parlé tout bonnement — ID., 576
5 autres citations
- Le roi causa une heure avec le bon homme d'Andilly aussi plaisamment, aussi bonnement, aussi agréablement qu'il est possible — ID., 85
- Il dit bonnement ce qu'il sentait dans le moment — BOSSUET, Oraison, 8
- On se pardonne bonnement tous ses défauts de société — FLÉCH., Serm. I, 246
- Il avait laissé bonnement à Londres la lettre de compliment — HAMILT., Gramm. 8
- D'Anthouard nous assemble et nous dit de quoi il s'agissait [le vote pour faire Napoléon 1er empereur], mais bonnement, sans préambule ni péroraison — P. L. COUR., Lettr. I, 60
2 Bien, vraiment. En ce sens il ne s'emploie qu'avec la négation. Je ne puis bonnement oublier cette offense.
- Lorsque je compare Les plaisirs de ce singe à ceux de cet avare, Je ne sais bonnement auquel donner le prix — LA FONT., Fab. XII, 3
Historique
XIIe s.
- Ses mains [il] lui croise sur son piz bonement — Ronc. p. 102
- Il s'agenoille soef et bonement — ib. p. 152
1 autre citation
- En vers le roi [elle] s'acline bonement — ib. p. 172
XIIIe s.
- La dame [il] ot espousée, puis en fit ses delis ; Bonement sont ensemble come amie et amis — AUDEFR. LE BAST., Romancero, p. 35
- Si me feront aïde, se Deu plait, bonement — Sax. XX
XIVe s.
- Ignorance d'aucunes circonstances que l'en ne peut pas bonnement savoir, excuse et est appellée ignorance invincible — ORESME, Eth. 61
XVe s.
- Une riviere forte et roide, pleine de cailloux et de grosses pierres, si qu'on ne la pust bonnement en haste passer sans grand meschef — FROISS., I, I, 41
- Et si avoient les Escots leurs deux premieres batailles establies sur les deux croupes de montagnes, que l'on entend de la Roche, là où l'on ne peut bonnement monter, ni ramper pour eux assaillir — ID., I, I, 41
XVIe s.
- La necessité des guerres porte à tous les coups de faire le gast, ce qui ne se peut faire bonnement en nos biens propres — MONT., I, 355
- Il entreprit de faire une chose, laquelle n'estoit pas bonnement legitime ny totalement juste — AMYOT, Philop. 27
Étymologie
Bonne, et le suffixe ment (voy. MENT) ; provenç. bonamen ; catal. bonament ; espagn. buenamente ; portug. boamente.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
tout bonnement
Prononciation
Rimes
vraiment comment moment maman seulement tellement exactement doucement simplement sûrement complètement lentement gouvernement mouvement appartement absolument sentiment justement vêtements parfaitement évidemment brusquement certainement probablement finalement également autrement immédiatement naturellement allemands
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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