chauve

nature
adj
diction
[ʃov] · 1 syllabe
usage
15 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Personne qui n’a plus de cheveux.
    • Comme il était fort bien chevelu, par exemple, il morigénait les chauves, surtout quand ils avaient l’impudeur – le mot est de mon père – de ne pas mettre leur chapeau. « Allons, couvrez-vous, monsieur ! Est-ce que je montre mes genoux ? » Georges Duhamel, Le Notaire du Havre, 1933, réédition Folio, page 111
  2. (Ardoisières) Veine de pierre de couleur claire dans une ardoisière.

Adjectif 1

  1. Qui n’a plus de cheveux, ou n’en a guère.
    • Monsieur, replet, chauve, qui tondait le gazon, suivi d’un yorkshire qui jappait. Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie II

Citation

Villeroy eut ordre de tenter tout pour le secours de Namur ; mais l'occasion, qui est chauve, ne revient plus
Saint-Simon, 31, 100

Origine du mot

Ancien féminin de l’ancien français chauf, issu du latin calvus.

Dans le dictionnaire latin : calvus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

CHAUVE adj. (chô-v')

1 Dont les cheveux sont tombés en totalité ou en partie par l'effet de l'âge ou de la maladie. encore relevé aujourd’hui

  • Chevelu sur le front et chauve par derrière — RÉGNIER, Sat. X
  • Il n'est tête chauve qui tienne — LA FONT., Fabl. I, 17
1 autre citation
  • Le chef branlant, la tête chauve — BEAUMARCH., Barb. de Sév. II, 13

S. m. Un chauve. Phèdre dit que deux chauves se battirent pour un peigne qu'ils avaient trouvé.

  • Ceux qui n'ont rien ne laissent pas d'y faire des pertes, et on y arrache les cheveux aux chauves — BALZ., liv. VI, lett. 5

2 Se dit d'un oiseau qui a la tête dégarnie de plumes. encore relevé aujourd’hui

Se dit d'une graine, d'un fruit dépourvu de poils, d'aigrette, etc.

3 S. f. Une chauve, veine blanche dans une carrière d'ardoise.

Historique

XIIe s.

  • Il n'i fist joie ne cheveluz ne chauz — Ronc. p. 149
  • Petiz enfanz eissirent hors de la cited, si l'gaberent, si li distrent : or en vien, dan calf, or en vien — Rois, 351

XIIIe s.

  • Ne remest en la ville ne chauf ne chevelu — Berte, CXXXVII
  • Si vous aviés passé le flum Jordain, vous n'i atenderiés ni cauf ni kevelu — Chr. de Rains, 203
1 autre citation
  • Après mengier, savez que firent ; Hastivement se departirent, Qu'il n'i remist ne bons ne maux, Fors eulx, ne chevelox ne caux — Ren. 12672

XVIe s.

  • Tous ayment mieulx estre chenus que devenir chauves — GÉNIN, Récréat. t. II, p. 250
  • De commodité, j'en tirois peu ou rien [de l'argent] : pour avoir plus de moyens de despense, elle [la despense] ne m'en poisoit pas moins ; car, comme disoit Bion, autant se fasche le chevelu comme le chauve, qu'on lui arrache le poil — MONT., I, 315
Étymologie

Provenç. calv, qualv : espagn. et ital calvo ; du latin calvus. Ne chevelu ne chauf était une locution habituelle dans l'ancienne langue pour dire : âme qui vive.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « chauve » du Wiktionnaire.

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