fauve

nature
nom masculin
diction
[fov] · 1 syllabe
attesté
Au plus tard au XIᵉ siècle
usage
9 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. vieilli Animal, bête, de couleur fauve.
    • Tout ces fauves que l’on pouvait apercevoir la nuit.
  2. Félin de grande taille.
    • Il y avait quarante chevaux dans les écuries, sept éléphants sous une tente spéciale et les roulottes-cages de deux groupes de fauves –tigres et lions– abritées sous la tente ménagerie. Guy des Cars, Le Château du clown , éd. Plon, 1977
  3. Animal féroce, dangereux, avec un comportement de prédateur.
    • Dès la Saint-Nicolas, on aperçut des loups. Pas les fauves habituels des hivers rigoureux, qui trottinaient vers nous des forêts morvandiaudes, le poil roussâtre, l’échine arquée, craintifs de l’homme. Marguerite Gurgand, Les demoiselles de Beaumoreau, 2003
  4. Homme à l’aspect puissant, souple et avec une forte personnalité, pouvant être rapproché avec un animal.
    • Ce guerrier, ce fauve qui terrorisait l’armée du roi.
  5. Couleur ocre orangé à roux. #AD4F09
    • Ils étaient quinze, tous chemisés de rouge et bottés de fauve. Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934
  6. vieilli Examinateur.

Adjectif 4

  1. De la couleur ocre orangé à roux. #AD4F09
    • Le reste du visage se composait d’un teint rosé, d’une lèvre mince, surmontée d’une moustache fauve et de dents admirables. Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV
  2. vieilli Qui a la violence, l’avidité, la férocité d’une bête fauve.
    • Bon, bon ! répondit le roi avec son sourire fauve, plus il y en aura, plus nous serons contents ; amenez, amenez, Henri. Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III
  3. Sauvage, dangereux, ayant un rapport animal par opposition avec l’être humain.
    • Une odeur fauve emplissait la salle. Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927
1 emploi spécialisé
  1. Art Qui est relatif au fauvisme.
    • Il aimait la période fauve de Matisse et de Duffy.

Citation

Ces terres fauves qui se trouvent toujours dans le voisinage des charbons de terre ne sont que des couches de terre limoneuse
Buffon, Min. t. II, p. 162, dans POUGENS

Origine du mot

Du moyen français fauve, de l’ancien français falve (1080), de l’ancien bas vieux-francique *falw- (« d’un jaune tirant sur le roux »). Le mot a été introduit par les soldats germaniques en latin sous la forme falvus au IXᵉ siècle.

1873 — le Littré

FAUVE adj. (fô-v')

1 Qui tire sur le roux. Poil fauve. encore relevé aujourd’hui

  • Ces terres fauves qui se trouvent toujours dans le voisinage des charbons de terre ne sont que des couches de terre limoneuse — BUFF., Min. t. II, p. 162, dans POUGENS

Les bêtes fauves, les cerfs, les chevreuils et les daims, à la différence des bêtes noires, comme les sangliers, etc. et des bêtes rousses, comme les renards, etc.

2 S. m. La couleur fauve.

  • Toutes les pennes de l'aile, excepté les deux premières et la dernière, sont d'un fauve jaunâtre à leur origine, mais du côté intérieur seulement — BUFF., Ois. t. VI, p. 102, dans POUGENS

3 S. m. Terme de vénerie. L'ensemble des bêtes fauves. Il y a du fauve dans cette forêt. encore relevé aujourd’hui

Historique

XIe s.

  • Petite oreille, la teste toute falve — Ch. de Rol. CXIII

XIIe s.

  • Atant ez vos parmi la lande Une pucele l'ambleüre Venir sur une fauve mure [mule] — la Charrette, 2780

XIIIe s.

  • Quant ta parole est blanche et ta pensée est fauve, Tu voles en tenebres comme une souris chauve — J. DE MEUNG, Test. 1474
  • Sire compaing, ci en vient une ; Mais ele n'est fauve ne brune ; C'est la plus bele de cest munt [monde], De tutes celes qui i sunt — MARIE, Lanval.

XIVe s.

  • Cilz Charles fut nommés, saichés, Charles li chauves ; Petit avoit coleur, qu'il estoit un peu fauves — Girart de Ross. v. 79
  • A Guillaume Tireverge, bouteiller, demourant à Paris, pour un estuy de cuir boulli, fauve, poisonné et armoié des dictes armes — DE LABORDE, Emaux, p 240

XVIe s.

  • Une meutte de chiens, de limiers, des aboie. des chiens pour le fauve — D'AUB., Faeneste, I, 5
Étymologie

Provenc. falb, faub, fauve ; ital. falbo, de l'ancien haut-allem. falo, génitif falewes ; allem. mod. falb ; angl. fallow ; le latin fulvus est de même radical, ainsi que lat. fulgeo, briller ; grec, φλέγω, flamber ; sanscr. bhrāj, briller.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « fauve » du Wiktionnaire.

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