cornaline
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɔʁnalin] · 3 syllabes
- attesté
- 1538
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Pierre précieuse rouge et un peu transparente, variété de calcédoine.
- À la cornaline, on reconnaît un grand nombre de propriétés, dont celle de fournir une protection complète contre le mauvais sort. Gisèle Simard, Petites Commerçantes de Mauritanie, 1996
3 emplois spécialisés
-
Jeux
Bille pour jouer, bille de verre contenant des veinures colorées, agate. Belle bille par opposition aux billes en terre cuite utilisées autrefois par les enfants.
- On le voit: on y retrouve les mots "agate" et "cornaline". Les billes merveilleuses de Gide enfant doivent aussi avoir été polies et brillantes, comparables aux ongles de Ludwigson. Harald Emeis, Présence d'André Gide dans Les Thibault de Roger Martin du Gard, tome 2, éditions Die Blaue Eule, 2006
- Minéralogie Variété de calcédoine aux tons chauds de soleil à son lever, utilisée en joaillerie.
- Perles de verre et verroterie Perle de verre dont le milieu est blanc émaillé et recouverte ou ""doublée"" d'une couche de verre rouge rubis extra mince.
Origine du mot
Provenç. anc. espagn. et portug. cornelina ; ital. cornalina et corniola ; allem. Carneol ; du latin cornu, corne, parce que la couleur en ressemble à l'ongle rosé du doigt (l'ongle assimilé à la corne) ; de là le nom d'ὄνυξ, ongle, qu'elle portait en grec. — Littré, 1873
1873 — le Littré
CORNALINE s. f. (kor-na-li-n')
Agate demi-transparente, et ordinairement d'un rouge foncé, dont on fait des cachets et autres bijoux. non relevé aujourd’hui
Historique
XIVe s.
- Un signet, où il a une corneline en laquelle a un lyon qui mangue une autre beste, assis sur une verge d'or, neellée à lettres et à deux estoilles aux deux côtés, à jour — DE LABORDE, Émaux, p. 227
XVIe s.
- Un livre d'heures, escript en parchemin, enrichi de rubis et turquoises, couvert de deux grandes cornalynes — ID., ib.
Étymologie
Provenç. anc. espagn. et portug. cornelina ; ital. cornalina et corniola ; allem. Carneol ; du latin cornu, corne, parce que la couleur en ressemble à l'ongle rosé du doigt (l'ongle assimilé à la corne) ; de là le nom d'ὄνυξ, ongle, qu'elle portait en grec.
Supplément au dictionnaire
CORNALINE.
XVIe s. Ajoutez :
- Et mettoit une condition presque impossible [que le monarque soit un bon et vertueux prince], selon le dict commun, que l'on pourroit graver toutes les armes des bons princes en une corneline — BONIVARD, De noblesse, p. 290
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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