dorure

nature
nom féminin
diction
[dɔʁyʁ] · 2 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Couche d’or fort mince appliquée sur la superficie de quelque ouvrage.
    • Il gagna la grande salle de réception aux fauteuils surmontés de dorures. Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940
2 emplois spécialisés
  1. Arts Décoration de meubles, en partie ou en totalité, faite au moyen de feuilles ou de poussière d'or; utilisée fréquemment pour finir les meubles d'apparat des palais royaux et des grands appartements des aristocrates, ainsi que les encadrements, au cours des XVIIIe et XIXe siècles.
  2. Imprimerie Ensemble des opérations manuelles que comporte la décoration du livre relié : le titrage, la décoration des tranches, des dos et des plats.

Citation

C'est sous l'habit rustique d'un paysan et non sous la dorure d'un courtisan qu'on trouvera la force
Jean-Jacques Rousseau, Sciences.

Origine du mot

Dorer ; provenç. dauradura ; espagn. doradura ; ital. doratura. — Littré, 1873

1873 — le Littré

DORURE s. f. (do-ru-r')

1 Or étendu sur les objets. Une épaisse dorure. encore relevé aujourd’hui

  • De ces rondeaux [de Benserade] un livre tout nouveau à bien des gens n'a pas eu l'art de plaire ; Mais, quant à moi, j'en trouve tout fort beau, Papier, dorure, images, caractère, Hormis les vers qu'il fallait laisser faire à la Fontaine — LE COMTE D'OLONNE, dans RICHELET

2 L'action, l'art de dorer.

3 Objets dorés.

  • C'est sous l'habit rustique d'un paysan et non sous la dorure d'un courtisan qu'on trouvera la force — J. J. ROUSS., Sciences.
  • Des soldats ont détruit le fameux Térence de Bembo, pour avoir quelques dorures dont il était orné — P. L. COUR., Lett. I, 37

Marchand de dorures, celui qui fait le commerce des matières d'or et d'argent, ou des matières dorées et argentées.

4 Préparation de jaunes d'œufs pour dorer les pâtes ; couleur jaune donnée à l'aide de cette préparation.

Dorure de carême, œufs de brochet détrempés avec un peu d'eau dont on se sert en carême pour jaunir les échaudés et les pièces de four.

Historique

XIVe s.

  • Froumentée, venoison, dorure, gelées de poisson — Ménagier, II, 4

XVIe s.

  • Juno m'a chargé en passant que je luy apporte quelque dorure, quelque jaseran, ou quelque ceinture — DESPER., Cymbal. 75
  • Il leur fit rendre par les corsaires leurs bagues et dorures — YVER, p. 612
Étymologie

Dorer ; provenç. dauradura ; espagn. doradura ; ital. doratura.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « dorure » du Wiktionnaire.

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