effacé
- nature
- adj masculin
- diction
- [efase] · 3 syllabes
- usage
- 12 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
-
Qualifie une personne qui est discrète, voire timide.
- Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier du verbe effacer.
- Concrètement : Dont le tracé ou la marque a disparu. Mot effacé ; lettre ou ligne effacée ; contours effacés : Les caractères d'imprimerie étaient effacés Maurice Druon, Les grandes familles, t. 2, 1948, page 99.
Citation
Je serais bien fâché de voir cette grande voûte ornée de moins d'étoiles, et de ne voir celles qui me resteraient que plus petites et d'une couleur plus effacée
1873 — le Littré
EFFACÉ, ÉE part. passé. (è-fa-sé, sée)
1 Qu'on a fait disparaître par le frottement ou en biffant. Une écriture effacée. Un tableau effacé.
Médaille effacée, médaille dont l'empreinte a disparu.
Par extension. Couleur effacée, couleur qui a perdu de sa vivacité.
- Je serais bien fâché de voir cette grande voûte ornée de moins d'étoiles, et de ne voir celles qui me resteraient que plus petites et d'une couleur plus effacée — FONTEN., Mondes, 4e soir.
2Fig. non relevé aujourd’hui
- L'image de sa grandeur n'était pas encore effacée de leurs cœurs — VAUGEL., Q. C. liv. III, dans RICHELET
- Je vois de votre cœur Octavie effacée — RAC., Brit. IV, 2
5 autres citations
- Je vous rappelle un songe effacé de votre âme — ID., Mithr. I, 2
- Elle [l'âme de J. C.] y voit les plus monstrueuses superstitions établies parmi les hommes, la connaissance de son Père effacée — MASS., Car. Passion.
- Vous ne serez jamais effacée de son souvenir — ID., Or. fun. Madame.
- Quand cette crainte sera effacée dans les sujets comme dans le prince, où sera la fidélité et l'obéissance ? — ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. II, p. 476, dans POUGENS
- En vain Milton, dont vous suivez les traces, Peint l'âge d'or comme un songe effacé — VOLT., Poésies mêlées, CXLVI
3 Oublié. non relevé aujourd’hui
- Vous rappellerez-vous des traits presque effacés ? — LA CHAUSSÉE, Mélanide, V, sc. dern.
Pardonné.
- Ah ! quand vous m'auriez trahie, vous m'aimez toujours, tout est effacé — Mme DE GENLIS, Th. d'éduc. Ennem. gén. II, 8
4 Éclipsé. Effacé par ses rivaux. non relevé aujourd’hui
- Les exploits de son père effacés par les siens — RAC., Andr. II, 1
- Toutes les bonnes mines de la cour en furent effacées — HAMILT., Gramm. 11
5 Qui n'a pas conservé suffisamment sa propre empreinte. Un caractère effacé.
Il se dit aussi, en un sens analogue, des mots, des expressions.
- Quand un mérite semblable [la justesse] cessa d'appartenir à la langue latine, quand les mots effacés et comme usés par le long usage y perdirent leur sens propre — VILLEMAIN, Dict. de l'Acad. Préface, p. XXII
6 Présentant le moins de surface possible, en parlant du corps ou de parties du corps. Il n'était pas assez effacé, et le coup l'atteignit dans le ventre. Ce soldat a les épaules bien effacées.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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