ente
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɑ̃t] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Arbre même où l’on a fait une ente.
- Il y a beaucoup de jeunes entes dans ce jardin.
1 emploi spécialisé
- Arboriculture Scion qu’on prend à un arbre pour le greffer sur un autre arbre.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de enter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de enter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de enter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de enter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de enter.
Origine du mot
Piémont. et parmesan, enta ; bas-latin, impotus ; anc. h. allem. impitôn (l'accent sur im) ; allem. mod. impfen. Diez propose le grec ἔμφυτον, implanté ; le sens, la forme, l'accent, tout convient ; cette étymologie est donc bonne. On remarquera que ente a été masculin aussi bien que féminin. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ENTE1 s. f. (an-t')
Terme d'arboriculture. Espèce de greffe qui consiste à insérer un scion dans un autre arbre. De belles entes. encore relevé aujourd’hui
L'arbre même où l'on a fait une ente. De jeunes entes.
Historique
XIIe s.
- Bon ente en bon estoc deit bien fructifier — Th. le mart. 128
XIIIe s.
- Par le jardin où [il y] ot mainte ente bien feuillie — Berte, II
- Berte est gracieuse come est la fleur sur l'ente — ib. x
1 autre citation
- En esté chante, En yver plor et me gaimante, Et me desfuel ausi com l'ente Au premier giel — RUTEB., 26
XVIe s.
- Et comme une ente tire sa substance et nourriture de la racine où elle est entée — CALV., Instit. 1052
- N'esperez qu'ils fassent rien de beau es jardinages, non un seul ente — O. DE SERRES, 54
Étymologie
Piémont. et parmesan, enta ; bas-latin, impotus ; anc. h. allem. impitôn (l'accent sur im) ; allem. mod. impfen. Diez propose le grec ἔμφυτον, implanté ; le sens, la forme, l'accent, tout convient ; cette étymologie est donc bonne. On remarquera que ente a été masculin aussi bien que féminin.
ENTE2 s. f. (an-t')
1Terme de peinture. Le bois qui sert de manche à un pinceau.
2Terme de chasse. Peau remplie de paille ou de foin, qu'on met, en forme d'oiseau, sur un piquet, pour attirer les oiseaux dans un piége.
3Terme d'architecture. Nom donné en général aux jambes de force qui sortent un peu hors du mur. non relevé aujourd’hui
4 Partie du volant d'un moulin. non relevé aujourd’hui
Historique
XIVe s.
- Icelui meunier fist un faux conduit appelé une fausse enthe au dit moulin, par le quel conduit povoit cheoir occultement blé ou farine — DU CANGE, entare.
Étymologie
Le même que le précédent, par comparaison d'une ente, greffe, avec un manche et, en un mot, tout ce qui s'ajuste.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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