geai

nature
nom masculin
diction
[ʒɛ] · 1 syllabe
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Espèce d’oiseau passereau, de taille moyenne, souvent au plumage coloré, souvent bruyant, de la famille des corvidés.
    • Un paon muait ; un Geai prit son plumage ; Puis après se l'accommoda ; Puis parmi d'autres Paons tout fier se panada, Croyant être un beau personnage. Jean de La Fontaine, Fables, Livre quatrième, IX « Le Geai paré des plumes du Paon », Librairie Générale Française, réédition « Le Livre de Poche / Classiques », 2002, pages 144-145

Citation

Un paon muait ; un geai prit son plumage, Puis après se l'accommoda... Il est beaucoup de geais à deux pieds comme lui Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui
Jean de La Fontaine, Fabl. IV, 9

Origine du mot

Du bas latin gaius (même sens) d’origine discutée ; probablement tiré de l'anthroponyme Gaius, très courant à Rome. Cet oiseau est fréquemment désigné, également dans d'autres langues, par des noms d'homme → voir pierrot « moineau ; geai apprivoisé » et perroquet.

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

GEAI s. m. (jè)

Oiseau de la famille des corbeaux, remarquable par son plumage bigarré, corvus glandarius, L. ; il est de ceux à qui on peut apprendre à parler.

C'est le geai paré des plumes du paon, c'est le geai de la fable, se dit de quelqu'un qui se fait honneur d'une chose d'emprunt.

  • Un paon muait ; un geai prit son plumage, Puis après se l'accommoda... Il est beaucoup de geais à deux pieds comme lui Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui — LA FONT., Fabl. IV, 9

Populairement, foireux comme un geai.

Historique

XIIe s.

  • Si je vois là, je vous chastoierai Del poing senestre ; me resamblez le gai Qui siet sor l'arbre où je volentiers trai — Raoul de C. 197

XIIIe s.

  • Uns escoufles [sorte d'épervier] jut [fut gisant] en sun lit, Malades fu, si cum il dit ; Uns gais ot sun ni près de lui — MARIE, Fable 87

XIVe s.

  • Esprevier d'yver prent, quant il est bon, la pie, le jay — Modus, f° CXV, verso
  • Voler aux merles, aux mauvis, aux gois — Ménagier, III, 2
1 autre citation
  • Ne je ne pris [prise] un bec de jay Ceux qui s'en vorroient ruser [retirer, reculer] — MACHAUT, p. 7

XVIe s.

  • Je ressembleray au hibou, et croy qu'il y aura quelque gay ou meschant corbeau qui me cajolleront et becquetteront — PARÉ, Mumie et lic. Dédic.
  • Ils piolent comme les poules, ils cageollent comme les gays — ID., Animaux, 25
Étymologie

Picard et norm. gai ; Berry, jaie ; provenc. gai, jai ; espagn. gayo ; bas-lat. gaius, gaia. Diez croit que c'est le même mot que gai, adjectif. On penserait plutôt à l'adjectif dauphinois gaille, bigarré ; espagn. gayo. D'autres y ont cherché une contraction du bas-breton gegin, kegin, geai. Remarquez qu'un des noms vulgaires du geai est gaget. Il y a dans l'arrondissement de Loches deux communes dites le grand et le petit Geai, en latin, Gebriacus.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « geai » du Wiktionnaire.

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