houppelande
- nature
- nom féminin
- diction
- [upəlɑ̃d] · 3 syllabes
- attesté
- Au plus tard au XIVᵉ siècle
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 1
-
Pardessus, long manteau.
- Deux ceintures d'or de broderie qui sont assises sur l'espaulle senestre de deux houppelandes. De Laborde, Émaux
Origine du mot
Bourg. ôperande. Huet le tire de Upland, province suédoise ; mais il n'indique rien qui démontre cette étymologie, peu vraisemblable en soi. M. J. Quicherat, rappelant que les Italiens se servaient d'un habit dit palando, se demande si houppelande n'en serait pas venu. — Littré, 1873
1873 — le Littré
HOUPPELANDE s. f. (hou-pe-lan-d')
Espèce de douillette ou vêtement long, ouaté, non ajusté, à manches, à col plat, que les hommes mettaient par-dessus leur habit, et que les prêtres portent encore l'hiver par-dessus leur soutane.
- Sous sa houppelande Logeait le cœur d'un dangereux paillard — LA FONT., Herm.
- Le sire Jean de Montagu fut conduit du petit château aux halles, haut assis sur une charrette, vêtu de sa livrée, à savoir d'une houppelande mi-partie de rouge et de blanc, le chaperon de même, une chausse rouge et l'autre blanche, des éperons dorés, les mains liées, deux trompettes devant lui — SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 113, dans POUGENS
En général, vêtement large qui se met par-dessus l'habit.
Historique
XIVe s.
- Deux ceintures d'or de broderie qui sont assises sur l'espaulle senestre de deux houppelandes — DE LABORDE, Émaux, p. 196
- L'autre porte une houpelande, L'autre un pourpoint, l'autre un lodier — MACHAUT, p. 119
XVe s.
- Le comte se tourna en une ruelle, et là se fit desarmer par un sien varlet ; et jeter toutes ses armures à val, et vestit la houppelande de son varlet — FROISS., II, II, 156
XVIe s.
- La dicte dame estoit vestue de grant robbe de veloux cramoisy, et sa hopelande de drap d'or — P. CHOQUE, dans LEROUX DE LINCY, Bibl. des chartes, 5e série, t. II, p. 167
- C'est assavoir de houpelandes plaines de drap de laine et de soye, les unes longues, les autres à my jambes, les autres au-dessus du genouil et les autres cortes ; et aussi de semblables houpelandes entaillées menuement ou grossement — Ordonn. 5 fév. 1594
Étymologie
Bourg. ôperande. Huet le tire de Upland, province suédoise ; mais il n'indique rien qui démontre cette étymologie, peu vraisemblable en soi. M. J. Quicherat, rappelant que les Italiens se servaient d'un habit dit palando, se demande si houppelande n'en serait pas venu.
Supplément au dictionnaire
HOUPPELANDE. - ÉTYM. M. Bugge, Romania, n° 10, p. 163, qui ajoute aux formes congénères l'esp. sopalanda et le portug. opalanda, propose une conjecture sur l'origine fort incertaine de houppelande. Ce serait le latin palla, qui était, comme la houppelande, un vêtement long, non ajusté à la taille que l'on mettait par-dessus son habit. Palla aurait donné oppallare, formé comme oppalliare, obnubilare et appuyé par depallare, qui se trouve dans Tertullien. D'oppallare serait sorti le substantif néo-latin oppallanda (comp. guirlande, offrande, viande, etc.), qui est le français houppelande. Cela est ingénieux, mais manque de soutiens historiques.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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