larmoyant
- nature
- adj masculin
- diction
- [laʁmwajɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 5
-
Qui larmoie.
- Il taillait sans cesse des images de pierre, en sorte qu’il avait la barbe, les sourcils et les cheveux blancs de poussière, et que ses yeux étaient perpétuellement gonflés et larmoyants. Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 78
-
Qui verse des larmes.
- On la trouva toute larmoyante.
-
Qui se plaint, qui gémit.
- Il me fatigue à force d’être larmoyant.
-
Qui est propre à faire verser des larmes.
- Je ne pourrais point m’attendrir et je ne le veux pas, car je n'ai point l'âge ni le goût des récits larmoyants. Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920
-
Qualifie un genre de comédies plus attendrissantes que gaies.
- Le comique larmoyant. — La comédie larmoyante.
Formes fléchies 1
- Participe présent du verbe larmoyer.
Citation
Avec ces manières larmoyantes, elle [Mme la duchesse] arracha du roi 30,000 écus de pension
1873 — le Littré
LARMOYANT, ANTE adj. (lar-mo-ian, ian-t' ; quelques-uns disent lar-moi-ian)
1 Qui larmoie. Il vint tout larmoyant implorer des secours. Des yeux larmoyants. repris par le Wiktionnaire
- Avec ces manières larmoyantes, elle [Mme la duchesse] arracha du roi 30,000 écus de pension — SAINT-SIMON, 262, 7
2 Qui fait couler des larmes. encore relevé aujourd’hui
- Votre style n'est pas larmoyant ; et nous jugeons que votre état est encore plus triste que vous ne nous le dépeignez — MAINTENON, Lett. au duc de Noailles, 25 nov. 1710
3Terme de littérature. Il se dit, presque toujours en mauvaise part ou avec une intention critique, de pièces de théâtre plus attendrissantes que gaies ou terribles. Le genre larmoyant. encore relevé aujourd’hui
- Peut-être les comédies héroïques sont-elles préférables à ce qu'on appelle la tragédie bourgeoise ou la comédie larmoyante ; en effet cette comédie larmoyante, absolument privée de comique, n'est au fond qu'un monstre né de l'impuissance d'être ou plaisant ou tragique — VOLT., Comm. Corn. Rem. D Sanche, Préf. commentat.
- Ce serait aujourd'hui une trop grande impertinence d'entreprendre de faire rire le public, qui ne veut, dit-on, que des comédies larmoyantes — ID., Lett. à Lekain, 25 avr. 1770
S. m. Le larmoyant et le comique constituent par leur mélange ce qu'on nomme le drame.
- La métaphysique et le larmoyant ont pris la place du comique — VOLT., Lett. d'Argental, 24 nov. 1770
- Et tous les deux nous fîmes par moitié Un drame court et non versifié, Dans le grand goût du larmoyant comique — ID., le Pauvre diable.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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