Roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO₃) et d'argile dans des proportions à peu près équivalentes variant de 35 % à 65 % (autre notation : (50 ± 15) %).
Marnes et calcaires marneux assez homogènes, gris-bleuâtre, à texture terreuse et à cassure sub-schisteuse.Albert Falsan, Arnould Locard, Monographie géologique du Mont-d’Or lyonnais, 1866
Roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO3) et d'argile dans des proportions à peu près équivalentes variant de 35 % à 65 % (autre notation: (50 ± 15) %).
1 emploi spécialisé
Géologie
Dépôt terreux, tendre et non consolidé, formé de carbonate de calcium ou de carbonate de magnésium, ou d'un mélange des deux, et souvent de coquillages, généralement mêlés à des quantités variables d'argile ou d'autres impuretés.
Formes fléchies
5
Première personne du singulier de l’indicatif présent de marner.
Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de marner.
Première personne du singulier du subjonctif présent de marner.
Troisième personne du singulier du subjonctif présent de marner.
Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de marner.
Citation
Il faut mêler la marne avec une certaine quantité de fumier, et cela est d'autant plus nécessaire que le terrain est plus humide et plus froid
Buffon, Min. t. I, p. 309
Origine du mot
De l'ancien français marle, du latin tardif margila [sous l'influence dargilla « argile »], du gaulois marga (→ voir marg en breton, glisomarga en latin).
Mélange naturel, en des proportions variables, de calcaire et d'argile, auxquels se trouve presque toujours associé un peu de sable, et qui est propre à amender et à engraisser certaines terres. Une carrière de marne.
Il faut mêler la marne avec une certaine quantité de fumier, et cela est d'autant plus nécessaire que le terrain est plus humide et plus froid — BUFF., Min. t. I, p. 309
Marnes calcaires, marnes où abonde l'élément calcaire ; marnes argileuses, ou argile ; marne verte, marne très argileuse qui surmonte la formation gypseuse dans les environs de Paris.
Marne à foulon, variété de marne, très soluble dans l'eau, servant aux apprêts des draperies dans certaines manufactures.
Terme de géologie. Marnes irisées, ou keuper, assise supérieure des marnes du Jura, laquelle, se délitant à l'air en fragments polyédriques, présente des couleurs vives et variées.
Historique
XIVe s.
L'an MCCCXVIII furent v acres de terre mallées de blanc malle, et fut le malle pris au champ meismes, dix teises en parfont — DELISLE, Agricult. norm. p. 267
XVe s.
Gravier de blanche marle fort et dur, sur quoi on peut fermement charier — FROISS., I, I, 278
XVIe s.
Il y a en certaines parties de la Gascongne et autres pays de France, un genre de terre qu'on appelle merle, de laquelle les laboureurs fument leurs champs — PALISSY, 10
La marne ne doit estre oubliée, pour la grande vertu engraissante qu'elle a, à bon droit appellée d'aucuns manne.... selon les lieux elle est colorée ; en aucuns elle est blanche, en autres grise ou rousse — O. DE SERRES, 10
1 autre citation
Et ainsi allant et traversant parmy ce bois, vint tomber dans un puits à marle.... — Nouvelle fabrique des excellents traits de vérité, p. 143, éd. Jannet, Paris, 1853
Étymologie
Wallon, mâïe ; Hainaut, marle ; namur. maule ; picard, marle, merle ; haut norm. malle et même mâle, le faisant masculin : du mâle ; ital. marga ; bas-bret. marg ; irl. marla ; allem. Mergel ; suéd. maergel ; du mot gaulois marga, qui fut reçu dans la latinité ; on le trouve dans Pline.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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