morsure
- nature
- nom féminin
- diction
- [mɔʁsyʁ] · 2 syllabes
- attesté
- 1213
- usage
- 8 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Action de mordre.
- Je faillis poser le pied sur un énorme centipède, à morsure meurtrière; ce n'était partout que mort et désolation. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
-
Meurtrissure, blessure faite en mordant.
- Il faut bassiner la morsure avec la même décoction ; & mettre le marc dessus, après avoir bien graté ^([sic]) la plaie la premiere ^([sic]) fois seulement. Noël Chomel, Dictionnaire Œconomique, 1767
-
Meurtrissure, atteinte quelconque.
- On n'échappe pas aux morsures de l’ypérite qui, sournoisement, s'accroche à la peau. Victor Méric, La guerre qui revient : Fraiche et Gazeuse, page 161, Sirius, 1932
3 emplois spécialisés
-
Art
Attaque du support d'impression, en gravure (voir aussi morsure successive), en lithographie, etc.
- […] mais on voyait assez clair pour découvrir, à l'horizon — […] — la ligne ocre des sables. Elle se silhouettait sur le ciel rose, avec une précision, une netteté de morsure à l’eau-forte, […]. Francis Carco, Palace-Égypte, Éditions Albin Michel, Paris, 1933
- Photogravure En photogravure, chacune des étapes de la morsure pendant laquelle une plaque de métal est soumise à l'action d'un acide ou d'un mordant.
- Photogravure En photogravure, gravure à l'acide d'un cliché de métal où l'on protège les parties imprimantes en leur appliquant une réserve photosensible.
Citation
Leur morsure [des surmulets] est non-seulement cruelle, mais dangereuse, elle est promptement suivie d'une enflure assez considérable, et la plaie, quoique petite, est longtemps à se fermer
Origine du mot
Dérivé du lat. morsum, supin de mordere, mordre ; provenç. et ital. morsura. — Littré, 1873
1873 — le Littré
MORSURE s. f. (mor-su-r')
1 Action de mordre. repris par le Wiktionnaire
- Leur morsure [des surmulets] est non-seulement cruelle, mais dangereuse, elle est promptement suivie d'une enflure assez considérable, et la plaie, quoique petite, est longtemps à se fermer — BUFF., Quadrup. t. III, p. 3
2 Plaie avec contusion ou déchirure, que les animaux font en mordant. Morsure de cheval. La morsure d'un chien enragé.
3Fig. Il se dit quelquefois de l'action de substances corrosives.
- On remarque que l'or résiste aux impressions et aux morsures du sel et du vinaigre, qui résolvent et qui domptent toutes les autres matières — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. X, p. 522, dans POUGENS
4Fig. Effets de la médisance, de la calomnie. Les morsures de la calomnie.
- Tout gonflé de poison il attend les morsures — V. HUGO, Voix intérieures, 13
5 Morsure de puces, le cône pulicaire, coquille ainsi nommée de la forme et de la couleur de ses taches. non relevé aujourd’hui
Historique
XIIIe s.
- Maufèz [diable], com m'avez mors de mauvèse morsure ! — RUTEB., II, 96
XVIe s.
- De la morsure ou picqueure de la vipere — PARÉ, XXIII, 23
- Telle dent, telle morsure — COTGRAVE
Étymologie
Dérivé du lat. morsum, supin de mordere, mordre ; provenç. et ital. morsura.
Supplément au dictionnaire
MORSURE. Ajoutez :
6Fig. Morsure d'âme, remords.
- Personne ne se peut offenser que vous vous mettiez en repos ; c'est chose que vous pouvez faire sans regret ni morsure d'âme quelconque — MALH., Lexique, éd. L. Lalanne
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Domaine
arts
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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