morve
- nature
- nom féminin
- diction
- [mɔʁv] · 1 syllabe
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Humeur qui découle des narines.
- Justine s’était réfugiée dans les jambes de Lucile, son petit corps secoué par les sanglots, et la tête posée sur ses genoux. Tandis que Lucile caressait les cheveux de sa sœur, elle aperçut le filet de morve verte qui coulait sur sa robe. Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011
3 emplois spécialisés
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Hippologie
Maladie bactérienne grave, avec fièvre, atteignant notamment la peau et les muqueuses, à laquelle les équidés (chevaux, ânes, etc.) sont sujets et qui est très contagieuse entre eux, surtout lors de rassemblements, et peut atteindre d’autres animaux et rarement l’être humain (zoonose).
- D’autres […] pratiquent dans le nez des lésions simulant les ulcères de la morve, et cautérisent adroitement les dilacérations, ordinairement avec le nitrate d’argent. Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877
-
Phytopathologie
Pourriture attaquant diverses plantes.
- Morve noire des jacinthes.
- Appareil respiratoire Maladie bactérienne grave du système respiratoire et de la peau des équidés et rarement de l'homme, causée par Burkholderia mallei.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de morver.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de morver.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de morver.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de morver.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de morver.
Origine du mot
Génev. mourve ; provenç. vorma ; anc. cat. vorm ; esp. muermo ; port. mormo ; sicil. morvu. Comme la morve est la maladie par excellence du cheval, ce mot vient du latin morbus, qui d'ailleurs a pu donner toutes les formes ci-dessus inscrites. Il n'y a de difficulté que pour le provençal vorma, dans lequel on peut voir ou une métathèse ou un mot congénère de gourme. Comme dans la morve du cheval, il y a un flux par les narines, le mot a pris le sens de mucosité nasale. — Littré, 1873
1873 — le Littré
MORVE s. f. (mor-v')
1Terme de vétérinaire. Redoutable maladie, particulière aux chevaux, qui débute par une inflammation de la membrane pituitaire accompagnée d'un jetage par les narines, qui est tantôt aiguë tantôt chronique, et qui est éminemment contagieuse soit de cheval à cheval, soit du cheval à l'homme. encore relevé aujourd’hui
2Par extension, humeur visqueuse qui découle des narines. Cet enfant a la morve au nez. encore relevé aujourd’hui
3 Mucilage qui forme la substance des fruits huileux, avant leur maturité. non relevé aujourd’hui
4 Pourriture qui attaque les laitues et la chicorée.
Historique
XVIe s.
- Un vendeur de chevaux n'est tenu de leurs vices, fors de morve, courbes et courbatures — LOYSEL, 418
Étymologie
Génev. mourve ; provenç. vorma ; anc. cat. vorm ; esp. muermo ; port. mormo ; sicil. morvu. Comme la morve est la maladie par excellence du cheval, ce mot vient du latin morbus, qui d'ailleurs a pu donner toutes les formes ci-dessus inscrites. Il n'y a de difficulté que pour le provençal vorma, dans lequel on peut voir ou une métathèse ou un mot congénère de gourme. Comme dans la morve du cheval, il y a un flux par les narines, le mot a pris le sens de mucosité nasale.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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