nickel

nature
adj
diction
[nikɛl] · 2 syllabes
attesté
1764
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Élément chimique de symbole Ni et de numéro atomique 28 appartenant à la série des métaux de transition.
    • En Guyane et en Nouvelle-Calédonie, les habitants sont également exposés à des pollutions relatives à l’extractivisme minier, répandant respectivement du mercure et du nickel dans les milieux. Ferdinand, Malcom, et Erwan Molinié. « Des pesticides dans les Outre-mer français. État des lieux et perspectives », Écologie & politique, vol. 63, no. 2, 2021, pp. 81-94.
  2. Corps simple métallique de cet élément, malléable, inoxydable, d’un blanc gris.
    • La température de transformation magnétique du nickel est voisine de 340° ; nous avons étudié ce corps entre 373° et 806°. Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures, Annales de Chimie & de Physique, 7ᵉ série, tome V, juillet 1895
  3. Atome (ou, par ellipse, noyau) de nickel.
    • L’anode sert à renouveler les nickels de la solution.
  4. Alliages de nickel, dans leur ensemble.
    • Les nickels électrolytiques incluent le nickel sulfamate, le nickel de Watt, etc.
  5. Aux États-Unis, pièce de cinq cents.
    • Dans ce restaurant, il y a une « machine à disques ». On introduit un « nickel » (5 cents, le 20ᵉ d’un dollar), dans une fente, et la machine fait entendre le disque que vous avez choisi. Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 19

Adjectif 2

  1. familier D’une propreté irréprochable.
    • Le studio de Ruiz était à l’opposé de ce cliché : la chambre était rangée avec une quasi-maniaquerie et la cuisine était nickel de chez nickel. Pieter Aspe, Le tableau volé, traduction d’Emmanuèle Sandron, Albin Michel, Paris, 2011, page 132
  2. familier Qui convient parfaitement.
    • J’arrive demain matin, ça te va ? — Nickel !

Citation

Il se trouve assez souvent dans les mines de cobalt un minéral qui ne ressemble à aucun autre, et qui n'a été reconnu que dans ces derniers temps ; c'est le nickel
Buffon, Min. t. VI, p. 25

Origine du mot

De l’allemand Nickel ou du suédois nickel. Cette abréviation a été introduite par le chimiste suédois Axel Fredrik Cronstedt et dérivée du terme allemand Kupfernickel, signifiant littéralement « cuivre de Nickel ». Ce vocable était initialement utilisé par les mineurs allemands pour désigner de manière plutôt dédaigneuse la nickéline, un arséniure qui présentait une ressemblance avec un minerai de cuivre. Nickel désignant dans ce folklore une sorte de Berggeist, autrement dit un « esprit de montagne » à l’instar d’autres entités mythiques comme les trolls ou les gobelins.

Les mots français venus de l’allemand

1873 — le Littré

NICKEL s. m. (ni-kèl)

Métal d'un blanc qui tient le milieu entre la couleur de l'argent et celle de l'étain, et qui a la propriété magnétique, mais à un moindre degré que le fer.

  • Il se trouve assez souvent dans les mines de cobalt un minéral qui ne ressemble à aucun autre, et qui n'a été reconnu que dans ces derniers temps ; c'est le nickel — BUFF., Min. t. VI, p. 25
Étymologie

Les mineurs suédois, qui avaient d'abord pris ce métal pour un minerai précieux, détrompés plus tard et vexés de la présence de cette substance qui se comportait fort mal à la fusion, lui ont donné le nom de nickel, un des génies nains des mines.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « nickel » du Wiktionnaire.

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