plagiat

nature
nom masculin
diction
[plaʒja] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Action du plagiaire.
    • Ainsi, dans de nombreuses institutions, tous les mémoires sont systématiquement soumis au logiciel de détection de plagiat Ephorus avant transmission aux enseignants. Michel Kalika, Le mémoire de master, éd. Dunod, 4ᵉ éd., 2016, p. 119
  2. Emprunt à d’autres auteurs, des citations, des passages de quelque importance en les donnant comme siens.
    • Paul Lucas l’a copié mot à mot, sans avertir du plagiat, selon sa coutume François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811
2 emplois spécialisés
  1. Recherche scientifique Utilisation des travaux publiés ou non publiés d’une autre personne, notamment les théories, les concepts, les données, les documents originaux, les méthodes et les résultats, y compris les graphiques et les images, comme si c’était les siens sans faire les mentions appropriées et, le cas échéant, sans permission.
  2. Droits d'auteur Reproduction en partie ou en totalité d'une œuvre contrevenant de la sorte au droit d'auteur.

Citation

Quand un auteur vend les pensées d'un autre pour les siennes, ce larcin s'appelle plagiat
Voltaire, Dict. phil. Plagiat.

Origine du mot

Substantif dérivé de plagiaire, du latin plagiarius ou plagiator (« voleur d’homme »).

Dans le dictionnaire latin : plagiarius

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PLAGIAT s. m. (pla-ji-a)

1 Au sens propre à peu près inusité ; action de disposer d'une personne libre en la vendant ou l'achetant comme esclave.

  • Arnauld du Tilh a été condamné pour avoir commis sept grands crimes, fausseté de nom, supposition de personne, adultère, rapt, sacrilége, larcin, plagiat ; ce dernier crime est celui qu'on commet en retenant une personne qui est en puissance d'autrui — GUYOT DE PITAVAL, Causes célèbres, I, 49

2 Action de plagiaire, de celui qui s'approprie des portions de livres. encore relevé aujourd’hui

  • Le plagiat est incontestablement un des délits les plus graves qui puissent se commettre dans la république des lettres, et il y faudrait un tribunal souverain pour le juger — BONNET, Lett. div. Œuv. t. XII, p. 206, dans POUGENS
  • Quand un auteur vend les pensées d'un autre pour les siennes, ce larcin s'appelle plagiat — VOLT., Dict. phil. Plagiat.
1 autre citation
  • Le plus singulier de tous les plagiats est peut-être celui du père Barre, auteur d'une grande histoire d'Allemagne en dix volumes ; on venait d'imprimer l'Histoire de Charles XII, et il en prit plus de deux cents pages qu'il inséra dans son ouvrage — ID., ib.

Passage pillé d'un ouvrage. Tous les plus beaux endroits de son ouvrage ne sont que des plagiats.

3Par extension, il se dit de la peinture, de la musique.

  • Rien n'est si commun et si difficile à reconnaître que le plagiat en peinture — DIDEROT, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 169, dans POUGENS
  • Cet emprunt de lumière et d'inspiration n'est point un plagiat — ID., ib. p. 274
Étymologie

Voy. PLAGIAIRE.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « plagiat » du Wiktionnaire.

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