emprunt
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɑ̃pʁœ̃] · 2 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
- parenté
- emprunter
Sens et définitions
Nom 9
-
Action ou chose qu'on emprunte.
- Un emprunt à la bibliothèque.
-
Euphémisme, en parlant de vol, de plagiat.
- – C’est pour vous dire que livre de Tourny comporte quelques emprunts. Il a quelquefois oublié les guillemets, mais son précis fait cependant autorité. Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 87
-
Capitaux empruntés par un particulier, un État, une société financière.
- Nous avons, aux articles de la capacité des parties contractantes, rapporté un arrêt qui a déclaré un ex-maire personnellement responsable d’un emprunt qu’il avait fait en cette qualité. Claude Étienne Delvincourt, Cours de code civil, volume 5, 1825, page 321
-
figuré Caractérise une chose artificielle, forcée.
- Beauté d’emprunt, sourire d’emprunt, vertus d’emprunt, etc.
5 emplois spécialisés
-
Linguistique
Mot rapporté d’une langue à une autre ; emprunt lexical.
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, page 240, note 3
- Lexicologie Adoption, dans l'usage d'une langue spécialisée, d'une unité terminologique appartenant à une langue étrangère ou à un autre domaine spécialisé.
- Commerce extérieur Somme d'argent empruntée par une personne ou un organisme qui s'engage à la rembourser.
- Prêts et emprunts Contrat de prêt considéré du point de vue de l'emprunteur.
- Matériaux de construction naturels Excavation généralement réalisée hors de l'emprise de l'ouvrage, d'où sont extraits des matériaux utilisés à la construction de cet ouvrage : remblais, granulats.
Citation
Je suis arrivé en un pays où l'on ne parle ni d'édits de subsides, ni d'emprunts sur le peuple
1873 — le Littré
EMPRUNT s. m. (an-prun ; le t se lie : un emprun-t à des amis ; au pluriel, l's se lie : des an-prun-z excessifs)
1 L'action d'emprunter ; la chose empruntée. encore relevé aujourd’hui
- Je suis arrivé en un pays où l'on ne parle ni d'édits de subsides, ni d'emprunts sur le peuple — VOIT., Lett. 86
- L'emprunt que fait le fils de l'avare [dans la pièce de Molière] — SÉV., 605
1 autre citation
- Ce qu'ils trouvaient le plus lâche après le mensonge, était de vivre d'emprunt — BOSSUET, Hist. III, 5
Terme de finance. Il se dit des sommes qu'un gouvernement, une commune, une grande entreprise obtient par les souscriptions volontaires des particuliers, à la condition d'en servir les intérêts.
Emprunt forcé, somme qu'un gouvernement lève par emprunt, c'est-à-dire avec la promesse de rendre, mais sans laisser aux citoyens la possibilité de refuser de prêter.
Emprunt forcé se dit aussi, entre particuliers, d'un prêt qu'on ne veut pas ou ne peut pas refuser.
Caisse d'emprunt, caisse qui fut établie à Paris de 1673 à 1716, et où chaque particulier était admis à faire valoir ses fonds.
2Fig. Cet auteur a soin de cacher les emprunts qu'il se permet. non relevé aujourd’hui
- Elle me dédaigne, et me préfère un autre Qui n'a pour tout pouvoir qu'un faible emprunt du nôtre — CORN., Attila, III, 1
- Cette nature abondante ne refuse pas d'aller à l'emprunt — BOSSUET, III, Annonc. 1
D'emprunt, loc. adj. Factice, qui n'est pas propre au sujet. Érudition d'emprunt. Esprit d'emprunt.
- ....L'une paraît gentille, Pour savoir se servir d'une beauté d'emprunt, Mettre un visage blanc sur un visage brun — REGNARD, le Bal, 7
Par emprunt, loc. adv. Accidentellement, indirectement.
- Ils n'ont tenu la puissance que par emprunt — BOSSUET, Hist. III, 7
- J'ai encore une chose à vous dire, dans ma confession générale, c'est que je n'ai jamais été gai que par emprunt — VOLT., Lett. Richelieu, 19 août 1766
3 Sorte de jeu de cartes à 3, 4, 5 ou 6 personnes, et qui se joue avec des jeux de cartes complets, ou jeux de 52 cartes.
4Terme d'eaux et forêts. Arbre d'emprunt, arbre d'une ancienne vente, marqué pour servir de pied-cornier à une vente nouvelle.
Historique
XIIIe s.
- Celui de qui la chose est, et à qui l'on la requiert à emprest, ne la prestera ja se il ne viaut [veut] — Ass. de Jér. I, 193
XVe s.
- Toutes voies il considera que le couroucer ne lui pouvoit rien valoir ; si en fit le meilleur semblant comme il put, par emprunt, et leur dit.... — FROISS., I, 1, 73
Étymologie
Voy. EMPRUNTER ; provenç. emprumpt.
Supplément au dictionnaire
EMPRUNT. Ajoutez :
5 Terres d'emprunt, terres qu'on enlève dans le voisinage pour faire un remblai ou autre travail, etc.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Synonymes
Contraires
Terme générique
Terme spécifique
anglicisme calque emprunt hypothécaire emprunt obligataire emprunt russe faux emprunt gallicisme germanisme hellénisme hispanisme latinisme plagiat pseudo-emprunt réminiscence russe tapage xénisme
Dérivés
emprunt hypothécaire emprunt lexical emprunt obligataire emprunt russe faux emprunt pseudo-emprunt
Associés
Domaine
linguistique
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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