preneur

nature
nom masculin
diction
[pʁənœʁ] · 2 syllabes
usage
3 par million de mots
parenté
prendre

Sens et définitions

Nom 4

  1. vieilli Celui qui prend, qui a coutume de prendre. Se dit des personnes qui usent habituellement de certaines choses.
    • Vous n’ignorez pas qu’il n’y a que deux sortes d’êtres : les donneurs et les preneurs. Paul Morand, L’Homme pressé, 1941
3 emplois spécialisés
  1. Chasse Celui qui prend des animaux à certaines chasses.
    • Preneur de taupes. Preneur d’oiseaux à la pipée. Preneur d’alouettes.
  2. Droit Celui qui prend une maison à loyer, une terre à ferme, etc.
    • Le bail à construction confère notamment au preneur un droit réel immobilier : libre hypothèque, libre cession, la possibilité de consentir à certaines servitudes. Arnaud Paillard, « La jurisprudence a signé le retour en grâce des baux à construction », lemoniteur.fr, article du 9 août 2019 ; consulté le 25 janvier 2022
  3. Aviation commerciale Personne physique ou morale utilisant contractuellement un aéronef ou un bateau avec équipage pour le transport de passagers ou de marchandises. Ce terme a un sens différent dans le domaine des transports terrestres.

Adjectif 1

1 emploi spécialisé
  1. Marine Qui fait une prise.

Citation

Un vieux renard, mais des plus fins, Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins
Jean de La Fontaine, Fabl. v, 5

Origine du mot

De l’ancien français prendeor (« celui qui prend »). prendeor apparaît au XIIᵉ siècle.

1873 — le Littré

PRENEUR, EUSE s. m. et f. (pre-neur, neû-z')

1 Celui, celle qui prend. encore relevé aujourd’hui

  • Un vieux renard, mais des plus fins, Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins — LA FONT., Fabl. v, 5
  • Louis lui-même, effroi de tant de princes, Preneur de murs, subjugueur de provinces — ID., Poésies mêlées, XLII
1 autre citation
  • Il [le maréchal de Lovendal] est venu en Allemagne pour ses affaires, et, en qualité de preneur de Berg-op-Zoom, il est venu voir le preneur de la Silésie [le roi de Prusse] — VOLT., Lett. Mme Denis, 24 août 1751

En marine, capitaine ou navire qui prend un navire ennemi.

Adj. Vaisseau preneur, vaisseau qui a fait une prise.

  • Il est défendu à tous capitaines, officiers et équipages de vaisseaux preneurs de soustraire aucun papier.... — Règl. sur les armements en course, an XI, dans JAL

Fig. Preneur d'intérêt, celui qui prend intérêt.

  • Entouré de ces preneurs d'intérêt qui ne cherchent qu'à me donner, comme faisait aux passants ce Romain, un écu et un soufflet à chaque rencontre — J. J. ROUSS., Lett. à M. Dusaulx, Corresp. t. VII, p. 281, dans POUGENS.

2 Il se dit en parlant de quelques chasses. Preneur de taupes. Preneur d'alouettes. encore relevé aujourd’hui

Nom de plusieurs animaux. Preneur de cancres, espèce de héron de la Caroline.

Preneur de cousins, espèce de gobe-mouches.

Preneur d'écrevisses, espèce de héron crabier.

  • Dampier place à la Nouvelle-Guinée de petits preneurs d'écrevisses à plumage blanc de lait ; ce pourrait être une espèce de crabier — BUFF., Ois. t. XIV, p. 126

Preneur d'huîtres, l'huîtrier.

Preneur de mulots, la crécerelle.

3 Celui qui use habituellement de certaines choses. Un preneur de tabac, de café. encore relevé aujourd’hui

  • Le chevalier de Lorraine, qui était à Forges, courut à Dieppe avec quelques preneurs d'eaux — SAINT-SIMON, 23, 3

4Terme de pratique. Celui, celle qui prend à bail. La preneuse s'engage à telles conditions. encore relevé aujourd’hui

  • Le preneur est tenu de deux obligations principales : 1° d'user de la chose louée en bon père de famille.... — Code Nap. art. 1728
Historique

XIIe s.

  • Penre disons nos à la fois por tolir, dont cil oiseal ki les altres ravissent ont non, solunc lo latin, prendeor — Job, p. 507

XIIIe s.

  • Don donnent loz as donneors, Et empirent les preneors — la Rose, 8280

XIVe s.

  • Que le lieutenant s'informera deuement et le plus veritablement que faire se pourra, aux preneurs et à chacun à part, de la maniere de la prinse, du pays cu coste où elle aura esté faite — Ordonn. de Charles VI, 7 déc. 1400

XVIe s.

  • La galere de Florence estant prise, et le feu mis dans les poudres, les pris et les preneurs sauterent — D'AUB., Hist. II, 81
Étymologie

Prendre ; prov. prendedor ; ital. prenditore. Dans l'ancien français, le nominatif est prepere, et le régime prendeor, preneor.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier

Liens de sens

Dérivés

être preneur preneresse preneur à bail preneur d’otages preneur de femme preneur de son preneur ferme repreneur taxe au preneur trouver preneur

Domaine

chasse droit marine

Famille morphologique

prendre prise prenable

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « preneur » du Wiktionnaire.

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