quolibet

nature
nom masculin
diction
[kolibɛ] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Plaisanterie vulgaire et injurieuse.
    • Sa casquette à carreaux lui attirant des quolibets, il l'ôta timidement. Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928

Citation

Des mots de gueule hors de leur place, Et quolibets froid, comme glace
Paul Scarron, Virg. IV

Origine du mot

Du latin quod libet (« ce qui plaît », « plaisanterie »). Note : L’Encyclopédie, à l’article quodlibétaire, quodlibétique indique : « Quelques-uns prétendent que du latin quodlibet appliqué à ces questions impertinentes, on a fait le mot quolibet, dont on se sert encore pour signifier une plaisanterie basse & ridicule. »

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

QUOLIBET s. m. (ko-li-bè ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des ko-li-bè-z insipides ; quolibets rime avec traits, succès, etc.)

1 Dans les anciennes écoles, questions de philosophie ou de théologie sur diverses matières qui n'étaient proposées que pour exercer l'esprit des étudiants. non relevé aujourd’hui

2 Aujourd'hui, et par une extension péjorative, propos trivial, mauvaise plaisanterie.

  • Des mots de gueule hors de leur place, Et quolibets froid, comme glace — SCARR., Virg. IV
  • Après maints quolibets coup sur coup renvoyés — LA FONT., Fabl. III, 1
4 autres citations
  • Sosie : Ah ! ah ! c'est tout de bon. - Mercure : Non, ce n'est que pour rire, Et répondre à tes quolibets — MOL., Amph. I, 2
  • Il lui fait part bientôt de ses quolibets et de ses historiettes — LA BRUY., XI
  • On dit que le goût des mauvaises pointes et des quolibets est la seule chose qui soit aujourd'hui de mode — VOLT., Lett. d'Argental, 5 mai 1741
  • Adrien de Montluc donna une farce en 1616, sous le nom de comédie des proverbes, où il avait réuni tous les quolibets de son temps, lesquels sont presque tous encore usités parmi le bas peuple — MARMONTEL, Œuv. t. VII, p. 422

3Terme de musique. Se disait de morceaux d'un caractère comique et trivial.

Se dit aujourd'hui d'un centon musical.

Historique

XIIIe s.

  • Et quant les preescheurs et les cordeliers qui là estoient li ramentevoient aucun livre qu'il oyst volentiers, il leur disoit : Vous ne me lirez point ; car il n'est si bon livre, après manger, comme quolibez ; c'est à dire que chascun die ce que il veut — JOINV., 290

XVIe s.

  • Les quolibets de taverne, et les saletez de cabarets — Sat. Mén. p. 226
Étymologie

Bas-lat. quodlibetum, du latin quod libet, ce qui plaît.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « quolibet » du Wiktionnaire.

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