affidé
- nature
- nom masculin
- diction
- [afide] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Personne, peuple, etc., à qui l’on se fie, sur qui l’on peut compter.
- […] la poussée chiite de l’Iran et de ses affidés palestinien et libanais. Claude Imbert, éditorial Le Point, 24 mars 2011
-
péjoratif Homme de main.
- Depuis Mexico, je suivais pas à pas la caravane, j’avais corrompu leur guide chef, le Babillard, ancien affidé à moi ; […] Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858
Adjectif 1
-
À qui on se fie.
- Mais, face au pilonnement de la propagande du pouvoir et de ses médias affidés, il s’est toutefois bien gardé de s’exprimer sur d’éventuels envois d’armes. Jean-Baptiste Chastand, A Budapest, deux Hongrie s’opposent sur l’Ukraine, Le Monde. Mis en ligne le 16 mars 2022
Formes fléchies 1
- Participe passé masculin singulier de affider.
Citation
S'il plaisait à S. M. d'envoyer nombre de gens de bien affidés dans les provinces, pour en faire une visite exacte jusqu'aux coins les plus reculés et les moins fréquentés
Origine du mot
Ital. affidato ; d'affidare. Affidé est un mot tiré de l'italien au XVIe s. et qui a dépossédé le mot véritablement français, qui est afié, du verbe afier ; provenç. afiar, afidar, afizar ; anc. espagn. afiar ; ital. affidare ; de à et fides (voy. FOI). — Littré, 1873
1873 — le Littré
AFFIDÉ, ÉE adj. (a-fi-dé, dée)
1 En qui on a confiance ; sur qui l'on compte. encore relevé aujourd’hui
- Favori de Philippe et si affidé à Alexandre que.... — VAUGEL., Q. C. 383
- S'il plaisait à S. M. d'envoyer nombre de gens de bien affidés dans les provinces, pour en faire une visite exacte jusqu'aux coins les plus reculés et les moins fréquentés — VAUBAN, Dîme, p. 165
1 autre citation
- Ne voyant point revenir une servante qui lui était allée querir une sage-femme affidée, elle s'était sauvée heureusement — SCARR., Rom. com. ch. 13
2 Substantiv. C'est un de ses affidés. Aposter quelqu'un de ses affidés.
Il se place toujours après son substantif Un homme affidé ; une femme affidée.
Historique
XIIe s.
- Quatre anz i fu li ber, qui en Deu sul s'afie — Th. le Mart. 98
- Sire Rolant, vous m'aviez afiée [fiancée] — Roncisv. p. 175
XIIIe s.
- Vous disiez que afiée Estoit la pais et bien jurée — Ren. 1781
- Ensemble trestuit trois s'alient, Et s'entrejurent et affient Qu'à lor pooir s'entraideront — la Rose, 15318
1 autre citation
- C'est li rois souverains en cui du tout [je] m'afie — Berte, 59
XVe s.
- Il s'affioit tant en sa puissance et prosperité et grandeur.... — FROISS., I, I, 248
- Et non pourtant, soit ou sens ou folie, Je m'y actens [attends], et en luy je m'afie — CH. D'ORL., Ball. 12
2 autres citations
- J'en suyz grandement scandalizé, je vous affie, et ne m'en peux pas taire — RAB., Pant. III, 22
- Charles de Blois lui depescha des personnes affidées — Mém. s. du G. ch. 10
Étymologie
Ital. affidato ; d'affidare. Affidé est un mot tiré de l'italien au XVIe s. et qui a dépossédé le mot véritablement français, qui est afié, du verbe afier ; provenç. afiar, afidar, afizar ; anc. espagn. afiar ; ital. affidare ; de à et fides (voy. FOI).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Liens de sens
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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