arrière-ban

nature
nom masculin
diction
[aʁjɛʁbɑ̃] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
arrière

Sens et définitions

Nom 3

  1. Convocation à cette assemblée.
  2. figuré Partie de la famille, des amis ou d’un groupe de personne qui vient en second après la partie principale.
    • Les échanges se tendent. Quid du budget ? Branco se démène, sollicite l’arrière-ban de ses amis. Gérard Davet, Fabrice Lhomme, Pour « Don Quichotte », le projet fou de Terry Gilliam, la malédiction continue, Le Monde. Mis en ligne le 3 avril 2018
1 emploi spécialisé
  1. Féodalité Assemblée des nobles feudataires.
    • D’après une ordonnance de Charles VIII, la charge du ban et de l’arrière-ban ne peut pas non plus être imposée à ceux d’entre eux qui tiennent des fiefs. Henri Carré, Recherches sur l’administration municipale de Rennes au temps de Henri IV, 1888

Citation

Louis XIV fut conseillé de faire marcher le ban et l'arrière-ban
Voltaire, Louis XIV, 12

Origine du mot

Bas-latin, aribannum, arribannum, herebannum. Ménage, adoptant l'opinion de Caseneuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : l'arrière-ban étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière-fiefs, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs mouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai ; mais il est à croire aussi que le bas-latin aribannum a été cause d'une confusion par laquelle la première partie ari a été assimilée au mot arrière ; aribannum ou herebannum a une tout autre origine, dérivant de l'allemand Heer, armée, et de ban, convocation (voy. BAN). — Littré, 1873

1873 — le Littré

ARRIÈRE-BAN s. m. (a-riê-re-ban)

Anciennement, ban et arrière-ban, ou, simplement, arrière-ban, convocation que faisait le roi de sa noblesse, tant vassaux qu'arrière-vassaux, pour aller à la guerre ; le corps de la noblesse ainsi convoqué. On a mandé le ban et l'arrière-ban.

  • Louis XIV fut conseillé de faire marcher le ban et l'arrière-ban — VOLT., Louis XIV, 12
  • A la tête de son arrière-ban, dans la Basse-Bretagne — SÉV., 537
4 autres citations
  • Mais un qui pour un temps suivit l'arrière-ban — RÉGNIER, Sat. X
  • Mon père eut plusieurs fois le commandement en chef de tous les arrière-bans du royaume — SAINT-SIMON, 6, 84
  • Saint Louis vers nos rives Eût de ses chevaliers guidé l'arrière-ban — V. HUGO, Orient. 3
  • Monseigneur le duc de Bretagne A pour les combats meurtriers Convoqué de Nante à Mortagne L'arrière-ban de ses guerriers — ID., Ball. 6

Au plur. Des arrière-bans.

Remarque

Après la disparition des vassaux directs de la couronne, les deux mots ban et arrière-ban finirent par n'avoir plus de signification pratique distincte. On exprimait, par ces mots ou par arrière-ban seul, le service militaire exigé des possesseurs de fiefs. " Notre ban et arrière-ban, dit Chantereau Le Fèvre, est une convocation de tous les vassaux pour servir le roi dans son armée. "

Historique

XIIe s.

  • Faites chascun baron en sa terre envoier, Par tout l'arriere ban qu'il pourra justicier — Sax. VI

XIIIe s.

  • Par foi, dist li barons et ses consaus tous, vous ne trouverés nului qui ne vous loe à mander vo arriere-ban dont vous avés assés — Ch. de Rains, p. 75
  • Brun regarde devers les rues Et voit l'arriere ban venir — Ren. 9375
1 autre citation
  • Le roy ot conseil que il ne partiroit de Damiette jusques à tant que son frere le conte de Poitiers seroit venu, qui amenoit l'ariere ban de France — JOINV., 218

XIVe s.

  • Banc et ariere banc, tout le povoir de France — Girart de Ross. 4741
Étymologie

Bas-latin, aribannum, arribannum, herebannum. Ménage, adoptant l'opinion de Caseneuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : l'arrière-ban étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière-fiefs, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs mouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai ; mais il est à croire aussi que le bas-latin aribannum a été cause d'une confusion par laquelle la première partie ari a été assimilée au mot arrière ; aribannum ou herebannum a une tout autre origine, dérivant de l'allemand Heer, armée, et de ban, convocation (voy. BAN).

Supplément au dictionnaire

ARRIÈRE-BAN. - ÉTYM. Ajoutez :

  • Aribannum dérive non de l'allem. Heer, armée (Heer est un substantif allemand moderne, ancien haut-allem. heri), mais de ari ou hari qui en est l'équivalent et qui appartient à la langue franque mérovingienne — D'ARBOIS DE JUBAINVILLE, Romania, n° 2, p. 141

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

assemblée convocation

Dérivés

convoquer le ban et l’arrière ban le ban et l’arrière-ban

Domaine

feudalism

Famille morphologique

arrière arrière-boutique arrière-grand-père arrière-pensée arrière-grand-mère arrière-plan arrière-salle arrière-train arrière-garde arrière-goût arrière-pays arrière-cour arrière-saison arrière-fond arriéré arrière-petit-fils arrière-petite-fille arrière-grand-oncle arrière-petits-fils arriération arrière-petit-neveu arrière-gorge arrière-automne arrière-grand-tante arrière-monde arrière-cousin arrière-cuisine arrière-loge arrière-magasin arrière-main arrière-neveux arrière-petite-nièce arrière-petits-neveux

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « arrière-ban » du Wiktionnaire.

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