confrère

nature
nom masculin
diction
[kɔ̃fʁɛʁ] · 2 syllabes
usage
8 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Celui qui fait partie d’une compagnie, d’une société religieuse, littéraire, artistique, etc., particulièrement quand il a été admis par les autres membres à en faire partie.
    • Le citoyen Tracy, mon collègue au Sénat, et mon confrère à l’Institut national, prouve, avec beaucoup de sagacité, que toute idée de corps extérieurs suppose des impressions de résistance, et que les impressions de résistance ne deviennent distinctes que par le sentiment du mouvement. Pierre Jean Georges Cabanis, Des premières déterminations de la sensibilité, dans les Œuvres complètes de Cabanis, Paris : Firmin Didot, 1824, vol.4, p.294
  2. Celui qui exerce la même profession libérale qu’un autre membre de ce métier.
    • Ainsi, nul ne sait – sauf quelques confrères – que l’auteur du schéma d’origine de la « ville nouvelle » de l’Isle d’Abeau – fut un architecte–urbaniste nommé Claude Vignaud, et ceci quel que soit le jugement que l’on peut porter sur cette réalisation et ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Jacques de Courson, Urbaniste, 2015, page 39
1 emploi spécialisé
  1. Généralités Celui qui appartient à une société, à une compagnie, considéré par rapport aux autres membres.

Citation

Le médecin Tant-pis allait voir un malade Que visitait aussi son confrère Tant-mieux
Jean de La Fontaine, Fab. V, 12

Origine du mot

Com, et frère ; provenç. confraire, cofraire ; catal. confrare ; anc. espagn. confrade ; espagn. mod. cofrade ; ital. confrate. — Littré, 1873

1873 — le Littré

CONFRÈRE s. m. (kon-frê-r')

Chacun des membres d'une confrérie, d'une corporation, d'une compagnie. encore relevé aujourd’hui

  • Le médecin Tant-pis allait voir un malade Que visitait aussi son confrère Tant-mieux — LA FONT., Fab. V, 12

C'est son confrère en Apollon, c'est un poëte comme lui.

Dans la communauté de l'Oratoire, confrère est un jeune clerc qui n'est pas encore prêtre.

Synonyme

CONFRÈRE COLLÈGUE. L'idée d'union est commune à ces deux termes ; mais elle y est présentée à deux points de vue différents. Les confrères appartiennent à une même corporation soit religieuse, soit littéraire, soit politique, soit professionnelle ; les collègues remplissent les mêmes fonctions : des académiciens, des avocats, des médecins sont confrères et non collègues ; des préfets, des magistrats, sont collègues et non confrères. Dans leurs relations particulières les notaires sont confrères : ils sont collègues dans leurs actes.

Historique

XIIIe s.

  • Quant nos recevrons à confreres, Premierement otriera Que jamais char ne mengera — Ren. 1006

XVIe s.

  • C'est par la vanité de cette mesme imagination qu'il [l'homme] s'eguale à Dieu.... qu'il se trie soy-mesme et separe de la presse des aultres creatures, taille les parts aux animaulx ses confreres et compaignons, et leur distribue telle portion de facultez et de forces que bon luy semble — MONT., II, 156
Étymologie

Com, et frère ; provenç. confraire, cofraire ; catal. confrare ; anc. espagn. confrade ; espagn. mod. cofrade ; ital. confrate.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Liens de sens

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « confrère » du Wiktionnaire.

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