ferrure

nature
nom féminin
diction
[fɛʁyʁ] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. Garniture de fer et, par extension, d’autre métal.
    • Cette porte n’est fermée qu’au moyen d’un barreau, qui bascule entre deux ferrures. Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VII, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1892
5 emplois spécialisés
  1. Maréchalerie Fers d’un cheval.
    • La ferrure de ce cheval est en mauvais état.
  2. Maréchalerie Manière dont on ferre un cheval.
  3. Composants mécaniques Pièce d'assemblage métallique.
  4. Parties des bateaux Toute pièce de fer faisant partie de la construction ou de l'équipement d'un navire.
  5. Quincaillerie générale Pièce métallique de ferrage et d'équipement des croisées, portes et volets : équerre de consolidation, organe de rotation (charnière, paumelle, penture...) et de condamnation (crémone, loquet, etc.).

Origine du mot

Ferrer ; provenç. ferradura ; espagn. herradura ; ital. ferratura. — Littré, 1873

1873 — le Littré

FERRURE s. f. (fè-ru-r')

1 Garniture de fer. La ferrure d'une porte. encore relevé aujourd’hui

Terme de marine. Ferrures du gouvernail, pentures qui suspendent le gouvernail à l'étambot.

2Terme de maréchal. Opération qui consiste à adapter des fers convenables sur le sabot du cheval, de l'âne, du mulet et sur les onglons du bœuf.

Manière de ferrer. Ferrure à la française.

L'ensemble des fers que porte actuellement un animal. Ce cheval a perdu une partie de sa ferrure.

Ferrure chirurgicale, ferrure qui a pour but soit de remédier aux maladies de la corne, ou aux vices d'aplomb, soit de servir d'appareil complémentaire pour faciliter l'application des pansements sur le pied, à la suite d'opérations chirurgicales.

Historique

XIIIe s.

  • Nus barillier ne puet ovrer de nul fust, se il n'est ses [sec], c'est à savoir après ce que li baris ait esté parés un mois, avant que on meste la ferreure desus — Liv. des mét. 103
  • Ces fremaux d'or à pierres fines à vos cols et à vos poitrines, Et ces tissus et ces ceintures Dont tant coustent les ferreüres — la Rose, 9326

XIVe s.

  • À Bauduin ie fevre, pour une fierure mise à l'artillerie — CAFFIAUX, Abattis de maisons, p. 13

XVIe s.

  • Tout doré est celuy [le trait] qui la procrée [l'amour], Et a ferrure aguë, clere et coincte — MAROT, IV, 37
  • Il faut que le bon homme [le paysan] paye la ferrure des chevaux, rabillage des selles, croppiere et autres equipages — FROUMENTEAU, Finances, III, p. 392
Étymologie

Ferrer ; provenç. ferradura ; espagn. herradura ; ital. ferratura.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « ferrure » du Wiktionnaire.

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