harpe
- nature
- nom féminin
- diction
- [aʁp] · 1 syllabe
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 10
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Cordophone à cordes pincées, que l'on tient debout, reposant par terre, garni de cordes verticales de longueur décroissante, que l’on pince avec les doigts.
- La veille, Pauline avait compris mes douleurs, comme elle comprenait en ce moment mes joies, avec la sensibilité magique d’une harpe qui obéit aux variations de l’atmosphère. Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 71
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Chez les anciens Juifs, instrument de musique triangulaire et portatif avec des cordes graduellement décroissantes.
- Nous avons laissé nos harpes près des fleuves de Babylone, jouet des tyrans, mépris des gentils. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
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figuré La poésie religieuse, sans doute par allusion à la harpe de David et à ses psaumes.
- Ma harpe fut souvent de larmes arrosée. Alphonse de Lamartine, ibidem II, 5
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Se dit quelquefois de la poésie en général, comme tout autre instrument de musique.
- Tremble, mol et faible la harpe, Crains l’avenir où je t’attends ; Mon âpre luth vaincra ta harpe, Mes vers durs dureront longtemps. Lebrun, Épigr. C’est Lemierre, poète fort dur, qui est censé parler
- Coquille univalve.
- Griffe d'un chien (vénerie).
4 emplois spécialisés
- Zoologie Nom vulgaire d’un poisson, la triple lyre de Linné (océan Atlantique, Méditerranée).
- Architecture Appareillage d’un mur servant au raccord entre des constructions par la disposition de pierres superposées alternativement posées en saillies et en creux destinées à permettre ultérieurement de prolonger solidement la statique d’une muraille à construire. (Note : on parle alors d'une harpe d'attente) ; (Note : On dit aussi un arrachement).
- Maçonnerie Structure d'un angle de mur ou les éléments qui le constituent (pierres, brique, etc.) sont maçonnés en alternance de manière à rendre l'ensemble plus solide.
- Instruments de musique à cordes Instrument de musique, de forme triangulaire ou arquée, muni de cordes de longueur décroissante que l'on pince avec les doigts.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de harper.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de harper.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de harper.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de harper.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de harper.
Citation
Toutes les fois que l'esprit malin envoyé du Seigneur se saisissait de Saül, David prenait sa harpe et en jouait ; et Saül en était soulagé
Origine du mot
Du latin harpa, du vieux-francique *harpā, du proto-germanique *harpǭ ; voir aussi harpon, harper.
Dans le dictionnaire latin : harpa
1873 — le Littré
HARPE1 s. f. (har-p')
1 Chez les anciens Juifs, instrument de musique triangulaire et portatif avec des cordes graduellement décroissantes. repris par le Wiktionnaire
- Toutes les fois que l'esprit malin envoyé du Seigneur se saisissait de Saül, David prenait sa harpe et en jouait ; et Saül en était soulagé — SACI, Bible, Rois, I, XVI, 23
- Ainsi nous, quand nous donnons une harpe à David, ce n'est que par conjecture ; ils [les Juifs] avaient des instruments à huit et à dix cordes — FLEURY, Mœurs des Israél. tit. XV, 2e par. p. 193, dans POUGENS.
Fig. et populairement. Il est parent du roi David, et joue de la harpe, se dit d'un filou, par un jeu de mots entre harpe et harper 2.
- Qu'auraient fait de plus des filous ? Tu sais donc jouer de la harpe ? — J. MOREAU, Suite du Virgile travesti, XI
2 Chez les modernes, instrument de musique de forme semblable à la harpe juive, mais aussi haut que l'homme, et qui a une quarantaine de cordes. Jouer, pincer de la harpe. encore relevé aujourd’hui
- Un autre instrument pincé, qui, depuis cinq à six ans est fort fêté à Paris, c'est la harpe, surtout telle qu'elle est travaillée à présent, c'est-à-dire avec des pédales qui la rendent chromatique, — Dict. des arts et mét. Luthier (1767)
3 Harpe éolienne, instrument à cordes monté de manière à rendre des sons quand le vent vient à le frapper.
- Corinne lui dit que c'étaient des harpes éoliennes que le vent faisait résonner et qu'elle avait placées dans quelques grottes du jardin, pour remplir l'atmosphère de sons aussi bien que de parfums — STAËL, Corinne, VIII, 4
4Fig. La poésie religieuse, sans doute par allusion à la harpe de David et à ses psaumes. repris par le Wiktionnaire
- Ah ! si jamais ton luth [de Byron], amolli par les pleurs, Soupirait sous tes doigts l'hymne de tes douleurs..., Jamais, jamais l'écho de la céleste voûte, Jamais ces harpes d'or que Dieu lui-même écoute, Jamais des séraphins les chœurs mélodieux De plus divins accords n'auraient ravi les cieux — LAMART., Méd. I, 2
- Ma harpe fut souvent de larmes arrosée — ID., ib. II, 5
Harpe se dit quelquefois de la poésie en général, comme tout autre instrument de musique. (C'est Lemierre, poëte fort dur, qui est censé parler).
- Tremble, mol et faible la Harpe, Crains l'avenir où je t'attends ; Mon âpre luth vaincra ta harpe, Mes vers durs dureront longtemps, — LEBRUN, Épigr.
5 Nom vulgaire d'un poisson, la triple lyre de Linné (océan Atlantique, Méditerranée). repris par le Wiktionnaire
Coquille univalve.
Historique
XIIe s.
- Regehissez [confessez] al segnur en harpe, en saltier de dis cordes, cantez à lui — Liber psalm. p. 39
XIIIe s.
- Plus lor plaist [la nouvelle] à ouïr que harpe ne vielle — AUDEFR. LE BAST., Romancero, p. 17
XVe s.
- C'estoit [certains conseils] la chançon et la herpe Dont la saincte femme le berse — E. DESCH., Miroir de mariage, p. 121
XVIe s.
- David d'une harpe on decore — J. MAROT, V, 300
- Aux saules verts nos harpes nous pendismes — MAROT, IV, 334
Étymologie
Provenç. espagn. et ital. arpa ; portug. harpa ; du bas-lat. harpa, qui désignait un instrument de musique usité chez les Germains, et qui vient du germanique : anc. scand. harpa ; anglo-sax. hearpe ; anc. h. allem. harpha ; allem. mod. Harfe. Diez pense que harpa a été dit ainsi de sa forme en crochet, et que c'est le même mot que harpe 2 (voy. HARPER 2).
HARPE2 s. f. (har-p')
1Terme de vénerie. La griffe d'un chien. encore relevé aujourd’hui
2Terme de construction. Harpe de fer, morceau de fer coudé, servant à relier les poteaux cormiers des pans de bois aux murs. On fait aussi des harpes de bronze.
3Terme de maçonnerie. Harpes, ou pierres d'attente, ou naissance, pierres qu'on laisse sortir hors d'un mur, pour faire liaison avec une autre muraille. On les nomme harpes parce qu'elles saisissent pour ainsi dire l'autre muraille. encore relevé aujourd’hui
Se dit également des pierres qui sont dans les chaînes des murs et qui sont plus larges que celles de dessus et de dessous.
4 Harpe se disait, dans l'ancienne fortification, d'une espèce de herse.
Historique
XVe s.
- Toutes jambes ou membrures de pierre de taille, parpeignes assis au rez de chaussée, ou en terre mitoyenne entre deux voisins, où il y a harpes faisans partemens d'une part et d'autre, c'est à sçavoir, par devers chacun de deux voisins, font borne et division de moitoyrie entre les dessusdits deux voisins — Ordonnance, 1485
Étymologie
Voy. HARPER 2 ; provenç. arpa, griffe.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « harpe » du Wiktionnaire.