limitrophe

nature
adj
diction
[limitʁɔf] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 2

  1. Qui est sur les limites d’un pays, d’une région.
    • Deux départements limitrophes, victimes eux aussi de l'hyponatalité, accusent seuls une densité beaucoup plus faible. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
  2. Qui a une frontière commune avec un territoire donné.
    • L’Italie est un pays limitrophe de l’Autriche.

Citation

Ce n'est point pays limitrophe [St-Domingue], Mais le mal fait tant de progrès ; Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tant de regrets
Pierre-Jean de Béranger, Mort de Christophe.

Origine du mot

Du latin limitrophus. À l'origine, il qualifiait un territoire assigné aux soldats affectés aux frontières pour qu'ils puissent assurer leur subsistance.

Dans le dictionnaire latin : limitrophus

Les mots français venus du latin

Le mot raconté

Le voisin de frontière a d’abord été nourricier. Dans l’Empire romain, les terres dites limitrophes produisaient de quoi entretenir les soldats chargés de la garde des limites. Cette histoire est encore enfermée dans le mot : il mêle le latin de la frontière et le grec qui signifie nourrir.

L’usage a ensuite détaché l’adjectif de cette fonction militaire. Il qualifie ce qui se trouve sur les confins, puis deux pays ou régions qui ont une frontière commune. Au XVIe siècle, il peut décrire une position entre l’Empire et la France ; un ajout historique le fait remonter au XVe siècle dans un contexte voisin. Le mot courant semble purement géographique, mais il vient d’un bord qui devait être tenu et alimenté.

Sources : Wiktionnaire — limitrophe (CC BY-SA 4.0)

1873 — le Littré

LIMITROPHE adj. (li-mi-tro-f')

1Terme d'antiquité. Terres limitrophes, terres dont le produit servait à nourrir les soldats à qui était confiée la garde de l'empire romain.

2Par extension, qui est sur les limites. Cette province est limitrophe de l'Allemagne. encore relevé aujourd’hui

  • Dieu ! quel bonheur pour moi, pour cette étoffe, De ne point habiter ce pays limitrophe Des conquêtes de notre roi [la Hollande] ! — SEDAINE, Épître à mon habit.
  • Ce n'est point pays limitrophe [St-Domingue], Mais le mal fait tant de progrès ; Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tant de regrets — BÉRANG., Mort de Christophe.
Historique

XVIe s.

  • Il est en la liberté de suivre tel parti qu'il lui plaira, comme marchissant et limitrophe entre l'empire et la France — CARL., II, 7
Étymologie

Lat. limitrophus, pour limitotrophus, mot hybride composé du latin limes, limite, et du grec τρέφειν, nourrir.

Supplément au dictionnaire

LIMITROPHE. Ajoutez : - HIST. XVe s.

  • Estienne estant pour lors en Boulongnois À son bonheur limitrophe aux Anglois — RENÉ MACÉ, Suyte de l'hist. de France, f° 3

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « limitrophe » du Wiktionnaire.

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