loustic
- nature
- nom masculin
- diction
- [lustik] · 2 syllabes
- attesté
- 1759
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
vieilli Amuseur attitré d'une compagnie militaire.
- Ménuel passait pour le loustic du régiment. Stendhal, Lucien Leuwen, 1834
-
Amuseur en titre dans un groupe.
- Gaudissart alla chez le malin de Vouvray, le boute-en-train du bourg, le loustic obligé par son rôle et par sa nature à maintenir son endroit en liesse. Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832
-
familier Celui qui cherche à faire rire par des plaisanteries faciles.
- Un loustic parisien faisait des propositions lascives à la nymphe de marbre qui s’érigeait blanche et nue sur un socle. Henry Chantala, Les Folies de la foule, Gimet-Pisseau, 1907, page 47
-
familier Individu en qui l’on n’a pas confiance.
- Ces loustics prennent l’argent, vont le boire ou le dissiper au jeu et, comme renseignements, ceinture. Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927
Citation
Dans une marche, quand le loustig a ri, toute la colonne rit, et demande : qu'a-t-il dit ?
Origine du mot
De l’allemand lustig (« drôle, amusant, content, gai, joyeux »). À l'origine le mot désignait spécialement le « bouffon attaché aux régiments suisses ».
1873 — le Littré
LOUSTIC ou LOUSTIG s. m. (lou-stik ou lou-stigh)
1 Bouffon qui existait dans les régiments suisses au service de France avant 92 ; ses fonctions consistaient à distraire les soldats, à les égayer, à les préserver de la nostalgie. non relevé aujourd’hui
- Dans une marche, quand le loustig a ri, toute la colonne rit, et demande : qu'a-t-il dit ? — P. L. COUR., 2e lettre particulière.
2Par extension, plaisant de caserne, homme qui amuse, qui fait rire par de grosses plaisanteries. encore relevé aujourd’hui
- Un plaisant (c'était apparemment le loustig du parti janséniste) mit ces vers au bas de l'estampe — VOLT., Dict. phil. Sottise des deux parts.
- Ce monsieur du journal m'appelle loustic, et c'est là-dessus que je le prends : il dit, et croit bien dire, parlant de moi, le loustic du parti national, et fait là une faute sans s'en douter, le bonhomme ! ce mot est étranger ; lorsqu'on prend le mot des puissances étrangères, il ne faut pas le changer ; les puissances étrangères disent loustig, non loustic, et je crois même qu'il ignore ce que c'est que le loustig dans un régiment Teustche ; c'est le plaisant, le jovial qui amuse tout le monde et fait rire le régiment, je veux dire les soldats et les bas officiers ; car tout le reste est noble, et, comme de raison, rit à part — P. L. COUR., 2e lettre particulière.
Étymologie
Allem. lustig, gai, jovial, de Lust, plaisir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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