parque
- nature
- nom féminin
- diction
- [paʁk] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de parquer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de parquer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de parquer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de parquer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de parquer.
Citation
La Parque à filets d'or n'ourdira point ma vie : Je ne dormirai point sous de riches lambris
Origine du mot
Lat. Parca, que quelques-uns tirent de parcere, épargner, par antiphrase, attendu que les Parques n'épargnent personne. Preller le rattache à partus, enfantement, y voyant des déesses présidant aux naissances ; mais comment expliquer le t changé en c ? D'autres rapprochent parca de pars, partiri, au sens du grec μοῖρα, μείρομαι. — Littré, 1873
1873 — le Littré
PARQUE s. f. (par-k')
1 Chacune des trois déesses qui filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes (on met une majuscule) ; elles appartiennent au polythéisme latin, et furent assimilées aux Μοῖραι ou Κῆρες du polythéisme hellénique. Les Parques sont Clotho qui file, Lachésis qui dévide, et Atropos qui coupe le fil de la vie.
- Les Parques d'une même soie Ne dévident pas tous nos jours — MALH., III, 1
- .... La main des Parques blêmes De vos jours et des miens se joue également — LA FONT., Fabl. XI, 8
3 autres citations
- La Parque à filets d'or n'ourdira point ma vie : Je ne dormirai point sous de riches lambris — ID., ib. XI, 4
- Qu'on ne voit point mes pas sous l'âge chanceler, Et qu'il reste à la Parque encor de quoi filer — BOILEAU, Sat. I
- La Parque sur nos pas fait courir devant elle Midi, le soir, la nuit, et la nuit éternelle — A. CHÉN., Élég. XXXIII
2 La mort.
- Oui, je lui ferai voir par d'infaillibles marques Qu'un véritable amour brave la main des Parques — CORN., Hor. IV, 5
- Que mon fils soit enlevé par la Parque, Ou que le ciel le rende à mes souhaits — LA FONT., Fauc.
1 autre citation
- La Parque, ravissant ou son fils ou sa fille, A-, t-elle moissonné l'espoir de sa famille ? — BOILEAU, Sat. X
3 Les Parques du Nord sont les Valkyries.
Historique
XVIe s.
- Ô que trois et quatre fois heureux soient ceux qui plantent choux ! Ô Parces, que ne me filastes vous pour planteur de choux ! — RAB., IV, 18
Étymologie
Lat. Parca, que quelques-uns tirent de parcere, épargner, par antiphrase, attendu que les Parques n'épargnent personne. Preller le rattache à partus, enfantement, y voyant des déesses présidant aux naissances ; mais comment expliquer le t changé en c ? D'autres rapprochent parca de pars, partiri, au sens du grec μοῖρα, μείρομαι.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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