révolte

nature
nom féminin
diction
[ʁevɔlt] · 2 syllabes
usage
28 par million de mots
parenté
révolter

Sens et définitions

Nom 3

  1. figuré Refus, opposition ferme.
    • La révolte des sens contre la raison ; de la chair contre l’esprit. La révolte de l’instinct.
  2. Violente indignation, sursaut de colère, de résistance.
    • Le sentiment de révolte que l’on rencontre dans les classes pauvres se colorera dès lors d’une atroce jalousie. Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chaapitre V, La grève générale politique, 1908, page 227
1 emploi spécialisé
  1. Luttes sociales Rébellion, soulèvement contre l’autorité établie, tentative de révolution, ou bien simple changement d’allégeance.
    • Ô femmes ! L’heure a sonné des révoltes libératrices. Ce n’est pas la charité que nous demandons c’est la justice. Nelly Roussel, « Journée des mères de familles nombreuses » dans le recueil de citations Wikiquote , La Voix des femmes, 6 mai 1920, page 2

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de révolter.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de révolter.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de révolter.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de révolter.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de révolter.

Citation

Par le droit de la guerre il fut toujours permis D'allumer la révolte entre ses ennemis
Pierre Corneille, Nicom. V, 7

Origine du mot

Ital. rivolta, de ri ou re, et volta : proprement l'action de faire volte, de tourner la face contre. On peut voir à l'historique de révolter que ce verbe a souvent le sens de faire volte-face, de changer de parti. — Littré, 1873

1873 — le Littré

RÉVOLTE s. f. (ré-vol-t')

1 Soulèvement contre l'autorité établie. encore relevé aujourd’hui

  • Par le droit de la guerre il fut toujours permis D'allumer la révolte entre ses ennemis — CORN., Nicom. V, 7
  • Magas, gouverneur de la Cyrénaïque et de la Libye, ayant levé l'étendard de la révolte contre Ptolémée, son maître — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. VII, p. 433, dans POUGENS
3 autres citations
  • Lorsque Auguste avait les armes à la main, il craignait les révoltes des soldats, et non pas les conjurations des citoyens — MONTESQ., Rom. 13
  • Ce qui dans un temps est une entreprise de héros, devient dans d'autres une révolte de séditieux — VOLT., Mœurs, 36
  • De tous ceux que Marie [d'Angleterre] fit exécuter vifs dans les flammes, il n'y en eut aucun qui fût accusé de révolte ; la religion faisait tout — ID., ib. 136

2Fig. Il se dit d'un trouble moral comparé à une révolte.

  • Je crains ce dur combat et ces troubles puissants Que fait déjà chez moi la révolte des sens — CORN., Poly. I, 4
  • Tu sens une révolte en ton cœur mutiné Contre la patience où tu l'as condamné — ID., Imit. III, 12
1 autre citation
  • Les révoltes du cœur — J. B. ROUSS., Ép. I, 5
Étymologie

Ital. rivolta, de ri ou re, et volta : proprement l'action de faire volte, de tourner la face contre. On peut voir à l'historique de révolter que ce verbe a souvent le sens de faire volte-face, de changer de parti.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « révolte » du Wiktionnaire.

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