rogne

nature
nom féminin
diction
[ʁɔɲ] · 1 syllabe
attesté
1220
usage
6 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. familier Colère, mauvaise humeur.
    • La grogne s’était muée en rogne mortelle. La plage entière se flanquait furieusement des gnons. Zoé Valdés, Soleil en solde, nouvelles, 1999, traduit de l’espagnol par Carmen Val Julián, page 56.
  2. vieilli Gale en particulier invétérée, teigne.
    • Ce n’est pas une simple gale, c’est une rogne.
1 emploi spécialisé
  1. Botanique Mousse parasite du bois.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de rogner.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de rogner.
    • Après le dernier dépotage, ordinairement fait dans un pot de 30 centimètres, on accole contre le verre de la serre, on pince tous les redruges à une feuille, et on rogne les cornes et vrilles au fur et à mesure de leur production. L. Portes, F. Ruyssen, Traité de la vigne et de ses produits, 1889
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de rogner.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de rogner.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de rogner.

Origine du mot

Du moyen français rongne (« longue discussion pénible ») (1501), puis usité à Genève et Lyon dans la locution "chercher rogne" (« chercher noise ») (1701), et ensuite à Paris avec le sens « action de grogner entre ses dents » (XIXᵉ siècle).

1873 — le Littré

ROGNE s. f. (ro-gn')

1 Gale invétérée.

  • Vous pouvez avec lui [l'orviétan] braver en assurance.... La gale, La rogne, La teigne, La fièvre, La peste, La goutte.... — MOL., Am. méd. II, 7

2Terme rural. Un des noms vulgaires de la cuscute.

Mousse qui vient sur le bois et qui le gâte.

Excroissance qui se développe sur les branches de l'olivier.

Historique

XIIIe s.

  • Ou [qu'elle] ses mains en ses gans repoingne [remette] ; Si n'i perra [paraîtra] bube ne roingne — la Rose, V. 13532

XVIe s.

  • Je croy qu'il s'en est mors la langue, car Calvin lui gratta bien sa rogne — BÈZE, Vie de Calvin, p. 150
  • La rongne qui tient de lepre ; je dis de lepre, pource qu'elle fait des mesmes accidents aux chiens que la ladrerie fait aux hommes — CHARLES IX, Chasse roy. XVIII
2 autres citations
  • Quand on pensoit avoir gueri le Poictou d'une de ses rongnes, il en renaissoit deux autres — D'AUB., Hist. III, 345
  • De la lepre des Grecs, dicte du vulgaire mal sainct Main, qui est une rongne : rongne est une asperité du cuir, ou une ulceration legere conjointe avec un prurit.... — PARÉ, XXII, 14
Étymologie

Wallon, ragn, s. f. ; génev. gratter la rogne à quelqu'un, le flatter d'une manière vile ; provenç. ronha, runha ; catal. ronya ; espagn. roña ; portug. ronha ; ital. rogna ; du lat. robiginem, rouille, d'après Ménage, approuvé par Diez, quoique la contraction soit bien forte.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « rogne » du Wiktionnaire.

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