satirique
- nature
- adj
- diction
- [satiʁik] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- satire
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui appartient à la satire ; qui tient de la satire.
- La poésie satirique ne procède pas non plus du latin, les Bibles sont nées à l'aspect des désordres du temps. Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19
-
Qui est enclin aux propos mordants ; qui est porté à la médisance.
- De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s'enlise avec le déclin du général. Bertrand Tillier, À la charge!: la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l'Amateur, 2005, page 73
Nom 1
-
Auteur de satires.
- La France n'aime plus les moralistes : ils posent des problèmes qui n'existent pas. Elle n'aime plus les satiriques : ils dérangent l'ordre présent des valeurs. Approfondir, soit, contester, non. Philippe Tesson; en avant-propos de « André Malraux ou le temps du silence » par André Brincourt, 1966
Citation
L'aristocratie est le gouvernement qui proscrit le plus les ouvrages satiriques
Origine du mot
Du latin satiricus.
Dans le dictionnaire latin : satiricus
1873 — le Littré
SATIRIQUE adj. (sa-ti-ri-k')
1 Qui appartient à la satire, qui tient de la satire. Poésie satirique. Trait satirique. encore relevé aujourd’hui
- L'aristocratie est le gouvernement qui proscrit le plus les ouvrages satiriques — MONT., Esp. XII, 13
2 Enclin, porté à la satire, à la médisance. encore relevé aujourd’hui
- Son humeur satirique [de Célimène] est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie — MOL., Mis. II, 5
- Rien n'échappait à sa liberté satirique [de Diogène] — FÉN., Diog.
3 autres citations
- Une femme satirique ressemble à Méduse et à Scylla, deux beautés changées en monstres — VOLT., Louis XIV, Écrivains, Deshoulières.
- Vous le rendrez [un enfant] méchant et satirique — J. J. ROUSS., Ém. IV
- Une autre preuve moins équivoque du caractère satirique de Racine, c'est l'épigramme qu'il fit contre le Sésostris de Longepierre — D'ALEMB., Éloges, Despréaux.
3 Qui compose des satires. encore relevé aujourd’hui
- Monseigneur, il faut que je vive, disait un malheureux auteur satirique au ministre qui lui reprochait l'infamie de ce métier : Je n'en vois pas la nécessité, lui repartit l'homme en place — J. J. ROUSS., Ém. III
Substantivement.
- Nous autres satiriques, Propres à relever les sottises du temps, Nous sommes un peu nés pour être mécontents — BOILEAU, Épît. VIII
- Pascal, le premier des satiriques français, car Despréaux ne fut que le second, était intimement lié avec ces illustres et dangereux solitaires [de Port-Royal] — VOLT., Louis XIV, 37
Étymologie
Satire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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