sauveur
- nature
- nom masculin
- diction
- [sovœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 9 par million de mots
- parenté
- sauf
Sens et définitions
Nom 2
-
Celui qui sauve ; libérateur.
- Aussi ce petit enfant fut-il nommé Jésus, qui voulait dire, dans la langue des Juifs, sauveur des hommes. Alphonse Esquiros, L’évangile du peuple, 1849
1 emploi spécialisé
-
Christianisme
Jésus-Christ.
- […]; et les grand-mères au tricot ou au rouet d'ajouter de ferventes oraisons à leurs prières habituelles : « Seigneur, seigneur, mon Dieu ne nous enlevez pas nos tenderies, par J.-C. notre Sauveur. » Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
Adjectif 1
-
Qui sauve.
- Apollon, dieu sauveur.
Citation
Nous l'avons ouï nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde
Origine du mot
Du latin salvatorem, accusatif de salvator.
Dans le dictionnaire latin : salvatorem
1873 — le Littré
SAUVEUR s. m. (sô-veur)
1 Celui qui sauve. encore relevé aujourd’hui
- Qu'il soit à d'autres yeux le sauveur de l'empire — VOLT., Irène, III, 5
- Entendre un peuple entier vous nommer ses sauveurs — C. DELAV., Vêpres sicil. IV, 4
Il se dit aussi des choses. Ce remède a été mon sauveur.
Adj. Un dieu sauveur.
2Terme de marine. Se dit de ceux qui ont sauvé ou repêché des marchandises.
3Par excellence , le Sauveur [avec une majuscule], Jésus-Christ.
- Nous l'avons ouï nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde — SACI, Bible, Évang. St Jean, IV, 42
- Sauveur, père, sacrificateur, hostie, nourriture, roi, sage, législateur, affligé, pauvre — PASC., Pens. XVIII, 15, édit. HAVET.
2 autres citations
- Elle a aimé en mourant le Sauveur Jésus ; les bras lui ont manqué plutôt que l'ardeur d'embrasser la croix — BOSSUET, Duch. d'Orl.
- Voici donc le Sauveur du monde entre les mains d'un traître — MASS., Carême, Passion.
Il se dit quelquefois en forme d'exclamation pieuse.
- Ah ! Sauveur ! quel coup de tonnerre ! je n'ai pas une goutte de sang dans les veines — GENLIS, Théât. d'éduc, la Curieuse, V, 6
Historique
XIIe s.
- La meie aneme [mon âme] s'esleecerat [se réjouira] el Seignur, e deliterad sur sun salvedur — Liber psalm. p. 43
- Benoiz soies, salverres de Israel qui.... — Machab. I, 4
XIIIe s.
- Seigneur, or escoutés que Diex vous a promis ; Ce dist li vrais sauveres, qui en la crois fu mis, Si fil le vengeroient as brans d'acier fourbis — Ch. d'Ant. II, 495
XVe s.
- Et furent les rues parées comme à la Saint-Sauveur [à la fête du Saint Sacrement] — DU CANGE, sacrum.
XVIe s.
- Ô vrai sauveur — MAROT, IV, 235
Étymologie
Bourg. sauveu ; provenç. salvaire, salvador ; espagn. et portug. salvador ; ital. salvatore ; du lat. salvatorem, de salvare, sauver. Le français salvere et le provenç. salvaire sont le nominatif, du latin salvátor ; salveor et salvador sont le régime, de salvatórem.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sauveur » du Wiktionnaire.