saveur

nature
nom féminin
diction
[savœʁ] · 2 syllabes
usage
14 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Qualité qui est l’objet du goût, impression produite sur les organes du goût et de l’olfaction.
    • À la recherche de saveurs japonaises raffinées dans un environnement moderne ultra-séduisant? Alain Legault, Restaurants et Hébergement de Las Vegas, 2006
  2. figuré Vivacité ou piquant qui séduit l’esprit.
    • Pour nous autres geeks, la situation actuelle n’est pas sans saveur. Nous réalisons un vieux rêve : rester toute la journée devant nos écrans sans crainte d’être jugé. Nicolas Gastineau, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 27/04/2020 de Philosophie Magazine.
3 emplois spécialisés
  1. Physique Variété de certaines particules telles que les quarks ou les leptons.
    • On trouve le neutrino sous trois saveurs différentes : électronique, muonique et tauique.
  2. Physique atomique Nombre quantique conservé caractérisant les quarks et déterminant leur participation à l'interaction nucléaire faible.
  3. Chimie Produit, matière ou substance qui sert uniquement à donner un goût à un autre produit, matière ou substance.

Origine du mot

Du latin sapor (« goût, saveur »), de sapere, « avoir de la saveur » en parlant des choses, « avoir du goût, du discernement » en parlant des gens, et qui se retrouve dans savoir, savant, sage, etc.

Dans le dictionnaire latin : sapor

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

SAVEUR s. f. (sa-veur)

Qualité qui est perçue par le sens du goût. encore relevé aujourd’hui

  • Les sels fixes, les soufres, les huiles, dissous et atténués par quelque liquide, principalement par la salive, sont la cause matérielle des saveurs — BONNET, Ess. psychol. 23
  • Toutes les fois qu'on servira un mets d'une saveur distinguée et bien connue, on observera attentivement les convives, et on notera comme indignes tous ceux dont la physionomie n'exprimera pas le ravissement — BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût, Médit. XII

Cela n'a ni goût ni saveur, se dit d'un mets insipide.

Fig. Il n'y a là ni goût ni saveur, se dit d'une composition littéraire dépourvue de charme et d'agrément.

Historique

XIIe s.

  • Et joie a povre savor, Qui en tel lieu est gastée — Couci, I

XIIIe s.

  • En aventure de lui prendre Me mis por ce que jel vi tendre, Jaunet et de bone savor — Ren. 7237
  • Car encor ai ou cuer enclose La douce savor de la rose — la Rose, 3788

XIVe s.

  • À ce qu'elle [la langue] face devision entre les savours et les represente au commun sens — H. DE MONDEVILLE, f° 19
  • Le pigeon est chaude viande à l'esprevier qui vole, car la saveur luy en demeure longuement — Ménagier, III, 2

XVe s.

  • En l'eau n'y a saveur ; prendrai-je pour breuvage Ce qui n'a point de goust ?... — BASSELIN, II

XVIe s.

  • La saveur mesme et delicatesse se treuve, à nostre goust mesme, excellente, à l'envi des nostres, en divers fruicts de ces contrées là [Amérique], sans culture — MONT., I, 234
Étymologie

Prov. et esp. sabor ; ital. sapore ; du lat. saporem, de sapere, avoir du goût (voy. SAVOIR).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « saveur » du Wiktionnaire.

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