sonneur

nature
nom masculin
diction
[sonœʁ] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots
parenté
sonner

Sens et définitions

Nom 5

  1. Personne qui sonne.
    • Il y avait des curieux à toutes les fenêtres et des sonneurs de trompe à toutes les encoignures occupées par des cabarets. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 55
  2. Musicien qui joue de la bombarde, de la cornemuse ou du biniou.
    • Il suffit qu'un sonneur embouche, sous les châtaigniers, la bombarde espiègle et triomphale. Tra-la-léna-no ! Xavier Grall, Et parlez-moi de la terre…, Calligrammes, 1983, page 63
  3. Personne qui sonne les cloches.
    • Le glas, trop régulier pour être de sonneur, sûrement électrique, venait de recommencer. Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 269
2 emplois spécialisés
  1. Zoologie Nom donné à certains crapauds.
    • Je retrouve enfin Eric Bonnaire pour partir à la recherche du sonneur à ventre jaune. Il est accompagné de deux étudiantes qui participent au suivi de la population de cet amphibien dans la forêt de Verdun. Isabelle Masson-Loodts, Paysages en bataille : Les séquelles environnementales de la Grande Guerre, Éditions Nevicata (Primento), 2014
  2. Industrie minière Ouvrier qui au moyen d’appareils de sonnerie transmet des signaux, d'un accrochage au machiniste d'extraction, pour l’avertir des manœuvres à faire.

Citation

Si on savait en France imposer silence à ces sonneurs de tocsin, ils n'auraient ni partisans, ni imitateurs
Jean Le Rond d'Alembert, Lett. au roi de Pr. 11 mai 1781

Origine du mot

Sonner ; provenç. et espag. sonador ; ital. sonatore. — Littré, 1873

1873 — le Littré

SONNEUR s. m. (so-neur)

1 Celui qui sonne les cloches. encore relevé aujourd’hui

  • J'ai fait comme les sonneurs quand il tonne : j'ai chassé la nuée, me souciant fort peu du lieu où elle éclatera hors de chez vous — LOUVILLE, Mém. secrets, t. II, p. 220, édit. 1818

Fig.

  • Si on savait en France imposer silence à ces sonneurs de tocsin, ils n'auraient ni partisans, ni imitateurs — D'ALEMB., Lett. au roi de Pr. 11 mai 1781

Il boit comme un sonneur, se dit d'un homme qui boit beaucoup, d'un ivrogne.

2 Sonneur de trompette, celui qui joue de la trompette. encore relevé aujourd’hui

  • Si, pendant le temps qu'il est dans la chambre du malade, il entend la trompette qui sonne la charge, ah ! dit-il avec imprécation, puisses-tu être pendu, maudit sonneur, qui cornes incessamment ! — LA BRUY., Théophr. XX
  • L'âne, excellent sonneur, Misène d'Arcadie, Devait appeler Mars, et, par sa voix hardie, Rendre le combat plus sanglant — LAMOTTE, Fabl. II, 18
1 autre citation
  • Une troupe de racleurs et de sonneurs de cor saxons, chassés de leur pays par Luc [le roi de Prusse], composaient mon orchestre — VOLT., Lett. d'Argental, 24 oct. 1759

3 Se dit pour ménétrier. Je m'appelle Jean Huriel, fils de Sébastien Huriel, maître sonneur très renommé, G. SAND, les Maîtres sonneurs, 9e veillée. non relevé aujourd’hui

4 Espèce de courlis.

  • Le sonneur est de la grosseur d'une poule ; son plumage est noir, avec des reflets d'un beau vert — BUFF., Ois. t. V, p. 11
Historique

XVIe s.

  • Laure [de Pétrarque] ne te veincroit de gloire ny d'honneur, Sans le ciel qui luy donne un plus digne sonneur [poëte] — RONS., 287
  • Cet ancien joueur de lyre, que Pausanias recite avoir accoustumé contraindre ses disciples d'aller ouir un mauvais sonneur qui logeoit vis à vis de luy — MONT., IV, 34
Étymologie

Sonner ; provenç. et espag. sonador ; ital. sonatore.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sonneur » du Wiktionnaire.

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