sonner

nature
ver
diction
[sone] · 2 syllabes
attesté
901
usage
30 par million de mots

Sens et définitions

Verbe 15

  1. Rendre un son.
    • Toute joie semblait disparue avec le rire de Marthe, qui ne sonnait plus. Émile Moselly, Terres lorraines, 1907
  2. Faire rendre des sons à des instruments à vent, comme le cor, la trompette, etc.
    • Il habitait un terrier dans les bois communaux de La Motte, commune de La Hardoye, jouait de la flûte et sonnait du cor. Albert Meyrac, Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes comparés avec les traditions, légendes et contes de divers pays, Éditions FERN, 1966, page 203
  3. familier Faire une sonnerie de cloches.
    • Vous préviendrez au village qu’on sonne en première classe et vous vous occuperez du prêtre, du fossoyeur et du menuisier ! Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954
  4. Être indiqué, marqué, annoncé par un son.
    • Le boulevard était désert. Il n'était cependant pas tard. Un clocher sonna neuf heures. Jean Giono, Le Hussard sur le toit, Gallimard (Collection Folio), 1951, p.126
  5. Tirer un cordon de sonnette ou pousser un bouton électrique pour se faire ouvrir, pour appeler quelqu’un.
    • Allez ouvrir et faites attendre. Je sonnerai. Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, deuxième partie, chapitre V
  6. familier Demander l’attention de quelqu’un, souvent pour lui donner un ordre.
    • Toi, tu parleras le jour où on t’aura sonné, petit con ! Quentin Tarantino, Pulp Fiction, 1994
  7. Donner une impression en parlant d’un son ou d’un mot.
    • Ma mère, quant à elle, avec une inconscience qui n’avait d’égale que sa radicale inculture en matière de patronymie juive, s’appelait Aïcha Bensoussan. Aïcha sonnait peut-être arabe, mais tous les Bensoussan sont juifs. Claude Lanzmann, Le Lièvre de Patagonie, Gallimard, 2009, chapitre 4
  8. Frapper pour assommer.
  9. Téléphoner à.
  10. Tirer un son de quelque chose, lui faire rendre du son.
  11. Indiquer, marquer ou annoncer un évènement par un son.
4 emplois spécialisés
  1. Grammaire Exprimer pleinement le son d’une lettre dans la prononciation, prononcer.
    • Dans le mot "Mer", il faut toujours faire sonner l’« R » ; mais cette lettre, dans l’infinitif « Aimer », ne doit sonner que devant une voyelle.
  2. Chasse Donner du cor, de la trompette, ou du clairon pour coordonner la chasse.
  3. Militaire Jouer d’un instrument (trompette, clairon, tambour, …) pour coordonner les mouvements de troupe.
  4. Numismatique Faire émettre un son à une pièce de monnaie en la faisant tinter sur une surface de métal ou de pierre afin de tester son aloi.

Conjugaison

Indicatif

Présent

  1. je sonne
  2. tu sonnes
  3. il sonne
  4. nous sonnons
  5. vous sonnez
  6. ils sonnent

Imparfait

  1. je sonnais
  2. tu sonnais
  3. il sonnait
  4. nous sonnions
  5. vous sonniez
  6. ils sonnaient

Passé simple

  1. je sonnai
  2. tu sonnas
  3. il sonna
  4. nous sonnâmes
  5. vous sonnâtes
  6. ils sonnèrent

Futur simple

  1. je sonnerai
  2. tu sonneras
  3. il sonnera
  4. nous sonnerons
  5. vous sonnerez
  6. ils sonneront

Passé composé

  1. j'ai sonné
  2. tu as sonné
  3. il a sonné
  4. nous avons sonné
  5. vous avez sonné
  6. ils ont sonné

Plus-que-parfait

  1. j'avais sonné
  2. tu avais sonné
  3. il avait sonné
  4. nous avions sonné
  5. vous aviez sonné
  6. ils avaient sonné

Passé antérieur

  1. j'eus sonné
  2. tu eus sonné
  3. il eut sonné
  4. nous eûmes sonné
  5. vous eûtes sonné
  6. ils eurent sonné

Futur antérieur

  1. j'aurai sonné
  2. tu auras sonné
  3. il aura sonné
  4. nous aurons sonné
  5. vous aurez sonné
  6. ils auront sonné

Subjonctif

Présent

  1. je sonne
  2. tu sonnes
  3. il sonne
  4. nous sonnions
  5. vous sonniez
  6. ils sonnent

Imparfait

  1. je sonnasse
  2. tu sonnasses
  3. il sonnât
  4. nous sonnassions
  5. vous sonnassiez
  6. ils sonnassent

Passé

  1. j'aie sonné
  2. tu aies sonné
  3. il ait sonné
  4. nous ayons sonné
  5. vous ayez sonné
  6. ils aient sonné

Plus-que-parfait

  1. j'eusse sonné
  2. tu eusses sonné
  3. il eût sonné
  4. nous eussions sonné
  5. vous eussiez sonné
  6. ils eussent sonné

Conditionnel

Présent

  1. je sonnerais
  2. tu sonnerais
  3. il sonnerait
  4. nous sonnerions
  5. vous sonneriez
  6. ils sonneraient

Passé

  1. j'aurais sonné
  2. tu aurais sonné
  3. il aurait sonné
  4. nous aurions sonné
  5. vous auriez sonné
  6. ils auraient sonné

Impératif

Présent

  1. sonne
  2. sonnons
  3. sonnez

Passé

  1. aie sonné
  2. ayons sonné
  3. ayez sonné

Formes impersonnelles

Infinitif présent
sonner
Participe présent
sonnant
Participe passé
sonné

Citation

Chères sœurs, n'entendez-vous pas Des cruels Tyriens la trompette qui sonne ?
Jean Racine, Athal. IV, 6

Origine du mot

Du latin sonare.

Dans le dictionnaire latin : sonare

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

SONNER v. n. (so-né)

1 Rendre un son. Les cloches sonnent. Ce tonneau sonne creux. repris par le Wiktionnaire

  • Il marchait d'un pas relevé, Et faisait sonner sa sonnette — LA FONT., Fabl. I, 4
  • Chères sœurs, n'entendez-vous pas Des cruels Tyriens la trompette qui sonne ? — RAC., Athal. IV, 6
2 autres citations
  • Partout en même temps la trompette a sonné — ID., ib. V, 6
  • Le son de sa voix était net, plein, bien timbré ; une voix de basse étoffée et mordante, qui remplissait l'oreille et sonnait au cœur — J. J. ROUSS., dans LAVEAUX

Faire sonner une montre, se dit d'une montre à répétition dont on pousse le ressort et qui marque les heures par les sons.

  • Alors Sainville, pour toute réponse, tira sa montre et la fit sonner — GENLIS, Vœux témér. t. III, p. 53, dans POUGENS

Sonner le fêlé, se dit d'un vase que l'on frappe et dont le son indique une fêlure.

Faire sonner une pièce de monnaie pour juger si elle est bonne.

2 Sonner du cor, de la trompette, de la trompe, faire rendre des sons à ces instruments. encore relevé aujourd’hui

  • Alors les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner — SACI, Bibl. St Jean, Apocal. VIII, 6

Absolument. Ces piqueurs sonnent bien, sonnent mal.

3 Il se dit du son que produisent les lettres, les mots, etc. L'r sonne dans mer. encore relevé aujourd’hui

  • Je n'entends qu'erre partout, en supposant qu'on ne fera pas mal à propos et contre l'usage sonner les s d'airs et de mers, où elles ne sont que signes de pluriel — D'OLIVET, Prosod. franç. II, 2

Faire sonner une lettre, la faire entendre avec tout le son qui lui appartient.

Ne pas faire sonner une lettre, ne pas la faire entendre, ou ne la faire entendre que faiblement.

Ce mot sonne bien à l'oreille, le son en est agréable.

  • Olympie sonne mieux à l'oreille que la ville de Reheboth — VOLT., Mœurs, Déluge.

Ce vers, cette stance, cette période sonne bien, sonne mal à l'oreille, l'arrangement des paroles y est harmonieux, n'y est pas harmonieux.

Fig. Cette action sonne bien, ne sonne pas bien, sonne mal dans le monde, elle est bien, mal reçue du public.

Fig. Cela sonne mal, se dit d'un acte qui n'a pas bonne apparence.

  • Une jeunesse comme vous, vendre comme ça toutes ses nippes et en cachette, ça sonne mal — GENLIS, Théât d'éduc. la Lingère, I, 2

Faire sonner un mot, le prononcer avec emphase.

  • Étaler force mots qu'elles n'entendent pas ; Faire sonner Lamboy, Jean de Vert et Galas — CORN., Ment. I, 6

Faire sonner signifie aussi appuyer sur, parler de.

  • Est-ce un sujet pourquoi Vous fassiez sonner vos mérites ? — LA FONT., Fabl. IV, 3
  • Il a bien fallu faire sonner le nom de miracle — BOSSUET, Var. 9
2 autres citations
  • Ce diable de marquis qui s'en va, d'importance, Faire sonner partout son manque de finance — TH. CORN., Comtesse d'Orgueil, I, 1
  • Mme la duchesse fit bien sonner la pauvreté de ses filles — SAINT-SIMON, 262, 7

Faire sonner signifie enfin répéter à haute voix.

  • Chimène : De qui peux-tu savoir ces nouvelles étranges ? - Elvire : Du peuple qui partout fait sonner ses louanges, Le nomme de sa joie et l'objet et l'auteur, Son ange tutélaire et son libérateur — CORN., Cid, IV, 1

Faire bien sonner, faire sonner haut, bien haut, vanter à l'excès, faire beaucoup valoir.

  • Elle fait bien sonner ce grand amour de mère — CORN., Rodog. II, 4
  • Certes, vous vous targuez d'un bien faible avantage, Et vous faites sonner terriblement votre âge — MOL., Mis. III, 5
1 autre citation
  • Je sais qu'on fait sonner très haut deux grands avantages en faveur de l'éducation des colléges, la société et l'émulation — D'ALEMB., Œuv. t. III, p. 171

4 Être indiqué, annoncé par quelque son. Les vêpres sonnent à la paroisse. encore relevé aujourd’hui

  • Adieu, ma chère enfant, voilà complies qui sonnent — SÉV., 209
  • Dès que midi était sonné — ID., 577
2 autres citations
  • Si l'heure eût sonné tandis qu'il lisait sa phrase, il eût fermé le livre sans achever — J. J. ROUSS., Conf. VII
  • Sa mort sonne ; une.... deux.... c'est l'instant de frapper — DUCIS, Macbeth, V, 7

5Terme de musique. Sonner sur la basse, se dit d'une note qui entre dans l'accord et fait partie de l'harmonie, à la différence des notes de passage.

6 V. a. Tirer du son d'une cloche, d'une sonnette, etc. Sonner les cloches, le tocsin, etc. encore relevé aujourd’hui

  • On ne marchande pas un couvercle de marmite, sans l'avoir sonné pour connaître si le métal est bon — FÉN., Diog.

Sonner la cloche, c'est faire que le battant frappe des deux côtés (comparez COPTER).

7 Annoncer quelque office de l'église par le son des cloches. Sonner la messe, les vêpres, le sermon. Sonner un baptême. Sonner le premier coup, le dernier coup de matines, ou, simplement, sonner le premier, sonner le dernier.

Absolument. Sonner pour les morts.

Par extension.

  • Le signal ? - Un tocsin sonnant la mort des traîtres — M. J. CHÉN., Charles IX, II, 4
  • Aux accents de l'airain sonnant les homicides — ID., ib. V, 2

8 Dans les omnibus, sonner un voyageur, indiquer sur le cadran, en le faisant sonner, qu'un voyageur a monté.

9Terme de musique. Sonner un ton, un accord, le faire entendre. encore relevé aujourd’hui

Sonner s'est dit des airs de danse que l'on joue.

  • Cela eût duré trop longtemps, si les violons n'eussent vitement sonné une sarabande si gaie, que tout le monde se leva aussi joyeux que si de rien n'eût été — VOIT., Lett. 10

10Terme de chasse. Il se dit des différentes manières de sonner du cor, de la trompe. Sonner le laisser-courre. Sonner du gros ton, sonner du grêle. encore relevé aujourd’hui

  • En chasse ! le maître en personne Sonne — V. HUGO, Ball. 11

Sonner un ou deux mots, donner un ou deux tons prolongés avec le cor.

Absolument. Faire retirer les chiens.

11Terme de guerre. Donner avec la trompette différents signaux. Sonner le boute-selle. Sonner la retraite.

  • Comme il sonna la charge, il sonne la victoire — LA FONT., Fabl. II, 9

Sonner à cheval, sonner pour faire monter à cheval la cavalerie.

Fig. Il est temps de sonner la retraite, il est temps de se retirer des affaires, du monde.

12Terme de marine. Sonner le quart, avertir de venir faire le quart.

13 Sonner ses gens, agiter une sonnette pour les faire venir. Sonner la femme de chambre. encore relevé aujourd’hui

Absolument. Agiter une sonnette pour appeler, pour se faire ouvrir une porte. J'entends sonner. On sonne à votre porte. Vite, madame a sonné.

  • Drelin, drelin, drelin ! tout comme si je ne sonnais point ; chienne ! coquine ! — MOL., Mal. imag. I, 1

14Fig. et familièrement. Ne sonner mot, ne dire mot, ne prononcer aucune parole.

  • Vous avez raison, je ne sonnerai mot — DANCOURT, les Trois cousins, I, 7

Ne pas sonner mot d'une chose, n'en pas parler.

  • Il [Baronius] a eu tort de dire que les hérétiques en furent si accablés [d'un livre sur la prétendue papesse Jeanne], qu'ils eurent honte d'avoir parlé de cette fable, et qu'ils n'osent plus en sonner mot, — Anal. de Bayle, t. II, p. 319
  • Ce billet.... Paraît être daté de deux mois ; et mon maître Pendant tout ce temps-là ne m'en a sonné mot — J. B. ROUSS., Flatt. V, 3

15Fig. Signifier, en parlant de mots, de paroles. encore relevé aujourd’hui

  • Ainsi on sera toujours en garde contre les expressions de l'Évangile, de peur qu'un chicaneur ne nous vienne dire que vous êtes janséniste, en les prenant avec les saints selon ce qu'elles sonnent ! — BOSSUET, Avert. sur le livre des Réflex. mor. V
  • Je ne suis pas comme Michel Morin, qui sonne les cloches et qui va à la procession — CARMONTELLE, Prov. les Voisins, sc. 7
Remarque

1. Sonner, v. n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on veut marquer l'acte : l'heure a sonné tout à l'heure ; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'état : l'heure est sonnée depuis longtemps.

2. On ne dit pas sonner la trompette ; il faut : de la trompette.

Historique

XIe s.

  • N'i ad celoi qui mot sunt ne mot tint — Ch. de Rol. XX
  • Parmi cel ost [ils] funt mil grailles suner — ib. LIII
1 autre citation
  • [Du bruit] Sunent li mont et respundent li val — ib. CLIV

XIIe s.

  • Quant jel rovai [je le demandai].... se li cors fust sonez — Roncisv. p. 82
  • À sun pere n'en sunad mot — Rois, p. 45
1 autre citation
  • Ce qu'à saint iglise unt si ancesur duné, En parmenable almosne li unt tut graanté ; Ainkes de barunie ni out un mot suné — Th. le mart. 45

XIIIe s.

  • Les cloches de la ville sonnerent hautement — Berte, IX
  • Il n'a [n'y a] cloche en la vile que l'on n'i ait sonnée — ib. CXXVI
2 autres citations
  • Quant li empereres vit que par assaut ne porroit le castiel avoir, si fist sonner le retrait — H. DE VALENC., XXXV
  • Li talemeliers [boulangers] puent cuire les lundis ains jour, si tost comme matines de Nostre-Dame sonent, se aucunes des festes desus dites n'i escheent — Liv. des mét. 11

XIVe s.

  • Si come une fois advint du jugleur de la harpe auquel un autre promist que tant miex joueroit ou sonneroit, tant plus de bien ly feroit — ORESME, Éth. 258
  • L'endemain, au matin, aprez prime sonnée, Fu dedens Terascon ceste gent aprestée, Pour ceste ville rendre qui bien estoit fermée — Guesclin. 13993
1 autre citation
  • Et a ordené le roi Charles V premier à Paris les cloches qui à chascune heure sonent par points, à maniere d'horloge — Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 656

XVe s.

  • Lors sonnerent les Anglois leurs trompettes — FROISS., I, I, 195
  • Ensi ala [la métamorphose de Danaé en laurier], com je vous sonne, Si com Ovides l'araisonne En ses escris — ID., Poés. mss. p. 110, dans LACURNE
1 autre citation
  • Je suis filz d'une gentille dame reyne, et fils de son mary, qui fait moult à recommander ; et moult le recommandasse, si bien sonnast en ma bouche — Perceforest, t. IV, f° 116

XVIe s.

  • Il envoya sonner le tabourin à l'entour de la ville — RAB., Garg. I, 26
  • Une messe bien sonnée est à demy dicte — ID., ib. I, 40
12 autres citations
  • Entrez dedans la navire, et, quand je vous sonneray, tournez le tour sur le tillac diligentement — ID., Pant. II, 25
  • Ainsy edifia Amphion, sonnant de sa lyre, la grande cité de Thebes — ID., ib. III, Prol.
  • Mynuict est pieça sonné — ST-GELAIS, 227
  • Homere premier sonna Et les rats et les grenouilles — DU BELLAY, II, 37, verso.
  • Au demourant, cette response ne sonne [signifie] non plus que feroit la mienne à qui s'enquerroit.... — MONT., I, 214
  • Ce mot [bibat] sonne plus sortablement en la langue d'un gascon, qui change volontiers en v le b — ID., II, 221
  • Il commanda aux trompettes qu'ilz sonnassent le son de la bataille — AMYOT, Sylla, 62
  • Le flatteur ayant accoustumé de tousjours sonner une seule note, qui est de complaire — ID., Com. disc. le flatt. 21
  • Je fy sonner pour chiens : la trompe les assemble — RONS., 670
  • Quant aucun acquiert aucun heritage ou droit censé et reputé pour heritage, par contract de vente ou sonnant ou equipollant à vente.... — Coust. gén. t. II, p. 640
  • J'ay veu un bon organiste, lequel, estant reprins des chanoines pour ne sonner rien qui vaille, disoit que le souffleur qu'on luy avoit baillé en estoit cause — BOUCHET, Serées, III, p. 255, dans LACURNE
  • Pour pauvre personne guere on ne sonne — LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 54
Étymologie

Berry, sonner ; saintong. souner ; bourguig. senai ; prov. et esp. sonar ; port. soar ; ital. sonare ; du lat. sonare, qui vient de sonus, son 3.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sonner » du Wiktionnaire.

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